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LES AMITIÉS FRANÇAISES

Parmi toutes les acquisitions des sciences biologiques contemporaines, la théorie de l'hérédité m'apparaît la plus glorieuse. Sans doute que nos savants ne l'ont point inventée de toutes pièces. Les Grecs, Aristote en particulier, se familiarisèrent de bonne heure avec la doctrine par laquelle nos qualités physiques et nos aptitudes corporelles reproduisent une manière d'être ancestraie. De nos jours les laboratoires ont joué avec tant d'entrain leur rôle de captateurs de successions physiologiques, que les caractères de l'hérédité, ses modes, ses fonctions, ses surprises, ses trésors occupent une place décisive dans le domaine de nos connaissances.

J'ai de bonnes raisons de croire que les évolutionnistes ne contribuèrent pas peu au progrès de l'analyse anthropologique. Or, si nombreuses que soient les questions où l'homme

(1) Maurice Barrés : Les ainiliés françaises, un vol. in-16, Juven, Paris, 1903.

pose son point d'interrogation, nos progrès scientifiques sont trop liés à notre civilisation pour qu'une découverte d'un ordre déterminé ne vivifie toutes les branches de notre activité cérébrale. C'est comme un rayon de soleil dont rougit à la fois chaque fruit du verger. Des psychologues, avec Darwin et Spencer, ont donc accaparé à leur profit la théorie de l'hérédité élaborée par les biologistes, pour la transporter dans le plan des sciences morales et l'utiliser au profit des états de conscience. Ainsi d'une cascade qui alimente une usine électrique, après avoir actionné la roue du moulin.

Il s'est trouvé que les exigences de l'atavisme apparurent autrement impérieuses en psychologie qu'en physiologie, tant il est vrai que les gestes du corps le cèdent de beaucoup en complexité aux attitudes de l'âme. Mon cerveau est plus sûrement la synthèse de mes pères que ma colonne vertébrale, et je survis davantage en mes fils par l'héritage idéologique légué que par la transmission de ma myopie.

De l'étude des associations d'idées chez un individu qui plie sous le poids de ses ancêtres, on glissa par pente naturelle à l'étude d'associations d'idées collectives. A la personne on substitua la masse. Voici, en effet, qu'arrivaient les sociologues, toujours en retard depuis que Comte, dans sa classification des sciences basée sur l'ordre de complexité croissante, leur assigna la dernière place. Ceux-ci prétendirent à leur tour employer la doctrine de l'hérédité à l'observation des grands faits humains, au dia-

gnostic des races. Décidément cette théorie devait être féconde. Rappelez-vous que la cascade, au sortir de l'écluse de l'usine, est allée rafraîchir une ville entière.

Ou je me trompe fort, ou cette hérédité appliquée aux mœurs doit s'appeler le traditionalisme. C'est de quoi faire regimber les sociologues. Non pas qu'ils pensent répudier une expérience constatée de tous ; mais le mot leur fait peur, à présent. Les voilà obligés de tirer les conclusions de ce déterminisme psychologique et d'admettre les ramifications d'un ancien régime semperviride.

Pourtant, considérons, avec Barrés, ces enfants qui jouent sur la plage. « Chacun a sa structure mentale : chacun d'eux est le produit non point seulement de forces physiologiques, mais de forces morales et politiques indéfiniment variées. Sur ce sable, voilà des Normands qui viennent de l'antique Danemark, des Bretons où survivent les Celtes, des Lorrains qui subirent le flot de Germanie ; voilà des serfs et des maîtres. Ainsi personne ne ressemble à son voisin et le principe des indiscernables de Leibniz, suivant lequel on ne rencontre nulle part dans la nature deux gouttes d'eau ou deux feuilles identiques, trouve sa confirmation dans l'étude du fait humain. Comment discipliner ces caractères ? Où trouver la norme d'une éducation sociale, si notre premier canon n'est pas

de tenir compte des aptitudes ancestrales de ces individualités, si notre meilleur soin n'est pas d'éveiller la tradition latente et spéciale qui dort en celui-ci comme en celui-là ?

Songez un peu à l'ignorance des éducateurs et quel crime psychologique ils commettent, qui prétendent imposer à l'enfant — pour son plus grand bien, pensent-ils — des préceptes inventés de toute pièce, et plier son esprit comme un cerveau, suivant la courbe idéale de leurs pauvres cervelles de logiciens. Aux premiers pas de l'élève ainsi raidi le cercle se redressera, lui cinglant l'âm.e et le laisse désorbité (1). Il faut avoir bien peu l'expérience, des mentalités pour ne pas s'être aperçu qu'on ne convertit jamais personne, mais seulement les saints, c'est-à-dire les plus convertis que nous. Faire partager ses idées à un autre, c'est abonder dans son sens. — Alors, que donner à l'enfant ? Ce qu'il possède déjà : la conscience de ses pères.

Que si l'art d'aider la fleur humaine à s'épanouir dans son sol natal, protégée seulement des vents étrangers, ne vous apparaît point sage superbement, c'est que vous n'êtes sans

(1) « C'est un grand malheur, une perte irréparable, qu'un enfant grandisse en dehors de sa vérité propre et qu'il échange son chant naturel contre une cantilène apprise, car il devient un être artificiel, un homme-mensonge. Vous rencontrez beaucoup d'hommes-mensonges dans la vie. Ils ne disent jamais ce qui leur « chante » vraiment ; ils disent, et même ils croient penser des choses qui, de l'extérieur, sont tombées au fond de leur conscience... Des individus qui ne se mettent pas d'accord avec eux-mêmes et qui contrarient leur innéité font de détestables éléments sociaux. Au lieu d'être un mot dans une phrase commencée par leurs pères et que continueront leurs fils, ils bégaient, coupent tout le sens. «Barrés, p. 13 et 14.

doute pas amateur de jardins. Car enfin, admettez-vous la vie privée de sens ? Il faut alors lui donner une réalité. Celle-ci ne peut être qu'une tradition. « Si nous repoussons la règle, quelle qu'elle soit, qui disciplina nos pères et à quoi nous approprie notre structure mentale, nous n'avons aucune raison de choisir une vérité plutôt qu'une autre dans le riche écrin des systèmes. Il ne nous reste que de jouer à pile ou face (1) ». — Au contraire, appelez-vous la vie fin en soi ? Notre premier devoir apparaît de nous continuer, d'apprendre à nous survivre, à ne pas contredire nos tendances sous peine de succomber aussitôt dans la concurrence vitale. — Voyez comme la tradition nous enserre de tous côtés ! Imitons donc nos pères qui eux, du moins, ont subsisté.

Jadis, avant qu'on ait formulé en lois la doctrine de l'hérédité sociale, ces idées étaient simples et communes, elles ne requéraient qu'un peu d'évidence sentie. Depuis que la philosophie a passé par là, nos cœurs se sont tus à la musique de nos origines ; un peu plus les morts cessaient de nous parler.

J'aimerais bien, à ce propos, qu'en chaque tableau où s'encadre le portrait d'un philosophe, le peintre représentât au premier plan une pioche. L'esthétique en souffrirait, non pas

(1) Barrés, p. IG.

la vérité. Loin de moi l'irrévérence de prétendre l'homme de cabinet plus bête qu'un autre ; mais la pioche est l'instrument utile aux démolitions et par là symbolise l'œuvre des logiciens (1).

Il nous a donc fallu de nombreuses écoles pour redevenir petits enfants. C'est pourtant la condition exigée par le Christ pour entrer dans son royaume.

De nos jours, la raison se conçoit autrement ; non plus comme la faculté qui crée, mais qui constate. Se pouvait-il imaginer quelque chose de plus faux que la parole de Kant : « Agis toujours de telle sorte que ton action puisse être érigée en maxime universelle ! » Car la maxime que je porte en moi ne peut être comprise que par ceux de ma race et de mon pays ; elle est inapplicable pour l'au-delà de nos frontières, et c'est précisément en quoi réside sa valeur et son critérium. .

Hâter l'avenir d'un pays est un théorème de pédagogie à résoudre. Voulez-vous relever une

(1) Pour ne prendre qu'un exemple parmi les plus illustres' on voit bien avec quelle facilité Kant, dans sa première Critique, abat les remparts du dogmatisme ; il est plus malaisé d'apercevoir la solidité de la Raisvn pratique — à moins qu'on n'avoue, chez le philosophe de Kœnigsberg, de manifestes contradictions. — Avec un peu d'entraînement et quelque dialectique, il n'est pas impossible au sophiste d'ensevelir tous les systèmes sous leurs ruines, mais je l'attends à l'œuvre. C'est qu'une doctrine, pour être solide, ne doit pas s'imposer comme un amoncellement de raisonnements liés sans fissures, mais bien filutôt comme le résidu moral d'une vie. Je voudrais qu'on apprît à tout bachelier à extraire des philosophies leur quotient sentimental.

nation chancelante ? Que chacun se fasse pédagogue. J'entends par là que chacun prenne conscience des nécessités et de l'histoire de son sang ; après quoi il enseignera ses fils dans l'enthousiasme et la chanson des aïeux. Il y a un moyen d'empêcher que nos fils se détachent de nous, « c'est qu'ils se connaissent liés à la terre de nos morts, à tout ce qui est fondamental, à tout ce qui porte les pères et les fils. » Appliquons-nous, « quand toutes les idées entrent en concurrence dans l'âme d'un enfant..., à favoriser la poussée de ses ancêtres. Je lui donne un dressage tel que jamais il ne se reniera. » Le but de la vie sera de mettre ses pas dans les pas de nos aïeux et « de repasser sur leurs traces communes en vérifiant leurs impressions ».

Pour continuer la tradition, il faut la connaître. Sans doute que l'enfant la porte en lui, comme les principes directeurs de sa connaissance, mais à l'état potentiel. « On ne peut pas parler exactement d'idées innées, mais l'hérédité nous transmet une disposition physique à certaines affinités. » Tout le problème revient donc à ceci : faciliter « pour chaque individu la pleine jouissance des forces accumulées par sa série héréditaire », car « un petit enfant chez qui l'on distingue et vénère les émotions héréditaires, que l'on meuble d'images nationales et familiales, tout au cours de sa vie, dans son fond possédera une solidité plus forte que toutes les dialectiques, un terrain pour résister à toutes les infections, une croyance, c'est-à-dire une santé morale ».

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Je ne sais pas de meilleur pédagogue que Barrés. Tous ses livres, toute son œuvre témoignent de cette psychologique aptitude. Par là, — qu'il soit dit en passant — se réfute l'accusation lancée contre lui d'avoir varié. Il ne faudrait pas trop me pousser pour que je démontre, en parcourant son œuvre, la continuité de la pensée de Barrés et sa tendance de plus en plus accentuée, mais préexistante à son premier ouvrage, vers un enseignement national. Je triompherais trop aisément avec les Déracinés, mais je n'ai pas besoin d'autres preuves que l'analyse de Sous Vœil des Barbares et de VEnnemi des lois.

Les Amitiés françaises sont là qui éclipsent toutes les œuvres du maître, parce qu'elles les complètent, et qui couronnent la thèse du traditionalisme superbement. Ah ! le beau titre ! Les Amitiés françaises ! — avec cette phrase en souscription : « Notes sur l'acquisition par un petit Lorrain des sentiments qui donnent un prix à la vie », — et que j'en aime le commentaire offert par Barrés ! « Comme on dit quelquefois qu'il y a de l'amitié entre le fer et l'aimant, on peut supposer, d'une manière analogue une amitié entre un homme aimanté (par son éducation) et le sol, la classe de ses pères... C'est pourquoi des enfants à qui nous transmettons les formules originales et les mélodies premières de leur race gardent toute liberté d'interprétation. Que chacun d'eux varie à son gré ses périphrases et ses digressions. L'éducateur ne se propose que d'aimanter l'individu ou plutôt de

lui faire connaître comme une réalité qu'il est un aimant. » Et voyez comme ce mot amitié est plus puissant, plus représentatif que ceux d'affinité ou d'adaptation ! Lorsque le déterminisme psychologique créé par la parenté et la même race parvient chez le sujet à sa pleine conscience, il engendre au fond de nos cœurs de la tendresse et du respect pour nos douces origines. Le mot amitié contient tout cela.

La perception de ces « amitiés » est parfois très subtile. Un coup de canon est tiré en Amérique, je l'entends, disait Leibniz ; c'est-à-dire que l'ébranlement atmosphérique causé par la poudre suscite en moi une impression certaine, mais presque subconsciente, mêlée comme elle l'est à une multitude d'autres impressions. Ainsi le chant de notre terre, la voix des actes ancestraux retentissent jusqu'à l'infini, mélangés à toutes sortes de vains bruits cjui assourdissent notre être. Barrés nous invite à écouter en nous le murmure de cette réalité fondamentale. Lui-même se propose en exemple, et nous livre la méthode d'éducation employée pour son joli bambin, Philippe.

« Il faut que je trouve des images qui soient vivantes pour un petit garçon dans sa vie de tous les jours, des images, entendez-moi bien, qui déchaînent en lui de la musique. »... « Car la question n'est pas d'apporter du dehors quelque chose à un enfant, mais d'ébranler son émotivité. » Quand je songe combien mes maîtres furent éloignés d'un pareil langage et avec quelle rigueur ils m'ont nourri d'abstractions cruelles,

je t'envie, petit Philippe, d'être élevé comme le veut Henri Brémond (1), in hymnis et canticis, et d'écouter chaque jour cette voix qui dit : « Le problème de l'instruction primaire, c'est de leur donner de la beauté, ou, plus exactement, de favoriser leur faculté innée d'expansion, de les aider pour qu'ils dégagent ce qu'ils possèdent de naissance ; un continuel enchantement, le sens épique et lyrique, un hymne, un cantique ininterrompu. »

L'enfant est d'abord tout sensibilité et imagination. Les idées abstraites n'influent sur lui qu'autant qu'elles l'émeuvent. Apprenons-lui à sentir, au lieu de lui dire « qu'il faut qu'une chose soit parce qu'elle est juste ». « Toute région présente une pensée, et cette pensée demande à pénétrer les cœurs. » Développons sa faculté d'impressionnabilité, disposons-le à sentir ; le sentiment perçoit plus de choses que n'en peut tenir l'entendement, et « les aptitudes d'une famille et d'une région comportent simultanément plus de puissances qu'il n'y en a dans les paroles par où elles se définissent, ou dans les biographies qui les signifient. »

Barrés propose deux moyens pour épanouir

(1) Je suis heureux de voir Barrés citer Henri Brémond dont le livre sur \ Enfant est un chef-d'œuvre. Personne, à mon sens, sinon Fénelon et les éducateurs anglais, comme Newman et Th. Arnold, n'a été si loin dans la pénétration du caractère infantile. Nul n'a plus fait que l'auteur du Sentiment religieux pour vivifier les abstractions et prouver qu'on ne doit pas juger l'esprit de l'enfant par le nôtre. Des phrases comme celleci : « Hommes, nous voulons un syllogisme avant de nous mettre à genoux. L'enfant est bien plus heureux. On lui dit que Dieu existe et déjà, sans plus de surprise, il le sent, il le voit tout près de lui»; renferment toute une pédagogie.

l'Ame de l'enfant. « Si nous cherchons le meilleur dressage pour qu'un enfant se fasse de convenables « amitiés », il faut d'abord que son imagination se forme en toute confiance auprès de ses parents. Une magnifique condition, c'est ensuite que le pays où il habite, au lieu d'être une chose inanimée, un milieu morose, devienne une influence. » Les mères connaissent bien leur devoir. « Leurs caresses délient, de semaine en semaine, les bandelettes de la petite momie. » Il appartient au père de dégager les dispositions chevaleresques de son fils et « de le préparer à se comprendre comme un moment dans un développement, comme un instant d'une chose immortelle. » Pour mieux implanter au cœur de Philippe l'esprit de sa race. Barrés lui fait accomplir de « petits pèlerinages » et le mène aux endroits oi!i la tradition française parle avec le plus d'éloquence.

Il serait trop long de retracer toutes les étapes de cette délicate formation. L'important est d'avoir prôné la méthode. — La sensibilité de Philippe commence à fleurir durant un voyage en Italie, sur cette « terre émouvante » qui demeure « l'éternelle éducatrice » capable d'adoucir les jeunes barbares. Ah ! les précieuses réflexions du jeune Lorrain que la vue des précipices angoisse et qui a toujours peur d'aller dans le trou ! — Plus loin, c'est le chien de Philippe — le Velu — un descendant probable du « confesseur et martyr » de V Ennemi des lois, — par l'intermédiaire duquel l'enfant résout le grave problème des nationalités. — Une mu-

sique militaire entendue à Gérardmer suscite chez Philippe d'ineffables émotions, musique dont son père enrichit le sens et qu'il utilise à la compréhension plus intime de 1870. « Après que nous avons tant parlé de la guerre, en sait-il nettement les phases ? C'est douteux, mais nous nous aimons davantage et il connaît très sûrement que sa raison de vivre, c'est la Revanche. » — Voici Philippe sur la côte de Vaudémont, se faisant expliquer d'étrange façon l'histoire du fameux Comte, mais avec des gestes qui resteront éternellement en sa mémoire. — Un autre jour, Philippe visite Domrémy, le village de la bonne sainte Lorraine qui n'entendait ses « voix » que lorsqu'elle se trouvait parmi des paysages familiers. — Le voici, un 6 août, à Niederbronn, en train de prier, avec les petites Alsaciennes, ses sœurs, pour les soldats français tués dans la journée de Frœschviller ; cependant que dans la même chapelle des Prussiens pensent aux soldats morts sur les pentes de la Sauer — el les deux prières ne se mêlent pas. — Enfin Lourdes l'enveloppe de son atmosphère mystique et sensuelle.

Admirons cette douce et riante méthode.

Remercions Barrés de nous avoir donné un pur manuel d'éducation nationale, d'avoir ému notre âme pour la faire plus vaste et plus vibrante, c'est-à-dire plus représentative de nos traditions. Que tous les pères prennent leur fils

par la main et le promènent aussi à travers les champs où dorment nos morts, le long des routes jadis dévastées par la conquête, à l'intérieur des basiliques, symboles de notre foi, — et la France sera encore longtemps la France.

Va maintenant petit Philippe, image idéale de toute une enfance fleurie, va vers la vie, escorté de ces trois belles déesses, l'Amour, VHonneur, la Nalure, qui tresseront des couronnes à ton front d'homme. L'Amour t'aspirera comme le soleil boit la rosée dont se courbe la rose. Tu traverseras tes jours sans défaillir au contact des cruautés de l'action, et la conscience de ton devoir exaltera ton enthousiasme. Va vers « nos paysages formés par l'Histoire », qui sont partout. « Il est des lyres sur tous les sommets de la France. » Cette forte et sublime musique tressaillira en toi à mesure que tes pas marcheront vers la mort. Va, petit Philippe joli, à la conquête des demains meilleurs, et surtout « qu'il plaise à nos seigneurs les morts que tu sois un homme actif et quelque peu rude ! »

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