‹ Essais sur le droit public et privé de la république athénienneChapitre 146 sur 187 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

veiller les étrangers ne pouvait dire quelle confiance méritait d’inspirer chacun des individus soumis à son conlnMe ; personne mieux que lui n’était en mesure de juger, d’après les antécédents et le caractère du personnage, s’il y avait lieu de l’admettre à fournir caution et quelles garanties il convenait d’exiger. Cette question des cautions offertes se présentait constamment au début de certains procès dont connaissait le Polémarque. Ainsi , conteslait-on à un alfranchi la condition qu’il prétendait conserver, le demandeur sommait la partie adverse de faire retour au maître dont le droit , assurait-il , n’avait point péri (àçaîojci; eîç le défendeur avait à

trouver des citoyens qui l’accompagnassent devant le magistral pour y affirmer qu’il n’y avait point usurpation d’état et que leur protégé avait droit à la liberté (àopatpeeîiç eï; è>.j'j9epi'av); ils demandaient de plus que, jusqu’au jour où interviendrait une décision judiciaire , l’inculpé restât libre et gardât tous les privilèges de l’état en possession duquel il avait été jusqu’alors. Si les répondants étaient honorables, le Polémarque devait accéder à cette demande. Comme la loi romaine, la loi grecque avait voulu que la présomption fût en faveur de la liberté. Cette formalité pouvait être nécessaire encore dans un cas tout différent. Ainsi un métœque était accusé, conjointement avec des citoyens, d’avoir pris part à quelque acte sacrilège, à quelque complot contre la sûreté de l’Etat ; quoique ce ne fût pas le Polémarque, mais l’Archoute-Roi ou les Thesmothètes, qui dussent instruire la cause, finculpé devait pourtant comparaître devant le Polémarque, qui décidait

s. T. Isocrat., TraptM., 13, U. Demoslh., Aiv. Zenolhemld. , 39. C.

Neœr., 40, 49.

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L’ORGANISATION JUDICIAIRE

s’il serait permis à l’étranger de demeurer en liberté, sous caution, jusqu’au jour du jugement, ou bien si on s’assurerait tout d’abord de sa personne (1).

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