‹ Essais sur le droit public et privé de la république athénienneChapitre 165 sur 187 · CHAPITRE lll · texte numérisé non relu

CHAPITRE lll

taire respect. Le serment des Arbitres ne devait guère différer de celui des Ilèliastes; peut-être était-il plus court et plus simple encore, les Arbitres n’ayant à connaître que des litiges privés , et ne se trouvant pas appelés , comme les Hèliastes , à trancher en dernier ressort toutes les questions politiques qui passionnaient la cité.

Quand, à Athènes, sur la demande des parties, le magistrat avait renvoyé une affaire devant l’Arbitre, celui-ci recevait alors par là une double tâche : c’était à lui d’entreprendre celte instruction préliminaire dont le magistrat était chargé pour toutes les contestations soumises aux Hèliastes, et c’était encore lui qui consultait la loi pour savoir laquelle de ses dispositions il convenait d’appliquer. Ce n’était pas chez l’Arbitre que se rendaient les parties pour lui fournir les renseignements nécessaires; c’était de la cité même que l’Arbitre avait reçu ses pouvoirs ; aussi venait-il siéger, pour entendre les parties et leurs témoins, dans les édifices publics qui entouraient et qui avoisinaient l’Agora. C’était l’usage, plutôt qu’une loi ou un règlement, qui assignait aux Arbitres de chaque tribu la place où ils se tenaient habituellement et où on pouvait espérer les rencontrer ; encore n’y avait-il là rien de fixe ; les Arbitres se transportaient, suivant les circonstances, de tel local réclamé par les besoins d’un service plus important dans tel autre qui restait disponible (l). Nous trouvons des Arbitres installés dans le plus grand tribunal d’Athènes , l’Hèliée (2) , d’autres dans le Delphinion (3) , d’autres

(1) Ilarpocration (s. t. SiatTr,Tai) indique, comme un des traits qui distinguaient les Arbitres des juges, que ces derniers jugeaient dans des tribunaux spécialement affectés à cet usage (év &no4sSeiY|Uvot; iixaoTnptot;).

(2) Demosth., C. Everg., 12.

(3) Isæ., Pro EuphU., 9.

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