‹ Essais sur le droit public et privé de la république athénienneChapitre 25 sur 187 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

cette autorité souveraine qu’exerçaient en matière politique et judiciaire l’assemblée et les tribunaux. Les décrets préalables (irpoêoAeûjAaTa) qu’il rendait, gardaient toujours un caractère provisoire tant que le peuple ne les avait pas sanctionnes, et tombaient d’eux-mêmes au bout d’un certain temps (1). Il n’était, à ce qu’il semble, aucune de ses décisions qui ne fût susceptible d’appel , pas même ces légères condamnations qu’il avait le droit de prononcer. Pourtant le Sénat touchait à tant de questions , réglait tant de détails, était si bien mêlé à toutes choses , que son influence sur la marche des affaires devait être considérable. C’était sans doute les hommes d’Etat, les orateurs, comme on les appelait , qui imprimaient à la politique athénienne telle ou telle direction, tel ou tel caractère; mais, quels que fussent, à un moment donné, les principes et le parti qui triomphaient, le Sénat restait toujours la maîtresse pièce de la machine, l’axe sur lequel s’appuyait et autour duquel tournait tout le système.

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