‹ Essais sur le droit public et privé de la république athénienneChapitre 26 sur 187 · A QUELLE ÉPOQUE SE TENAIENT LES ASSEMBLÉES DU PEUPLE · texte numérisé non relu

A QUELLE ÉPOQUE SE TENAIENT LES ASSEMBLÉES DU PEUPLE

La puissance suprême que possédait le peuple réuni dans ses comices , il ne pouvait naturellement l’exercer que d’une manière intermittente et à intervalles plus ou moins éloignés. Dans l’.4thènes de Solon, le peuple, à moins d’événements et de convocations extraordinaires, ne se réunissait guère que pour élire les magistrats et re-

(1) iïj. rhelor., p. 289. Voir d'ailleurs le chapitre II, § 13.

LA CONSTITUTION ATHÉNIENNE

cevoir leurs comptes. Un peu plus tard, après Clisthènes peut-être, il y eut une assemblée par Prytanie (1). A mesure que la démocratie gagna du terrain, le nombre des assemblées régulières augmenta ; il y en avait, au quatrième siècle, quatre par Prytanies, que l’on appelait assemblées ^principales (èxxXr'jtai itjpiai ) ou assemblées légales (vojiijx .01 èicxî.Yioîai) (2). En outre, toutes les fois qu’il y avait lieu, on convoquait des assemblées extraordinaires ((rj-pCkCiTai èxx'Xvîdîai , xaTaxV/;5si; , xaTax'X'nciai) (3); le peuple était alors prévenu par des hérauts qui parcouraient l’Attique et qui annonçaient le jour et l’obj.et de la réunion (4). Le droit de convocation appartenait aux Prytanes ; les Stratèges pouvaient aussi , dans certains cas , prendre cette initiative (5). 11 arrivait encore parfois que le peuple, n'ayant pu , dans une des assemblées régulières , arriver à une conclusion, ou traiter une affaire qui méritait d’être discutée à loisir, renvoyait la délibération à une assemblée supplémentaire dont il fixait le jour avant de se séparer.

On a cru pouvoir affirmer que les assemblées régulières se tenaient le 10, le 20, le 30 et le 33 de chaque Prytanie ; mais, quoi qu’il en soit de ces dates, qui ne reposent point sur des calculs bien sûrs, ce qui est certain, c’est que chacune

(1) Ce fut cette assemblée, placée au commencement de la Prytanie, qui garda toujours par excellence le nom de xupia. Poilus, Vlll , 95; Elymolog., s. v. xupia ; Aristotel. ap. Harpocr., s. v. x'jpia éxx)ii<iii. Hcsycli., ibid.

(2) Suidas, s. V. ixxXriaia. Sdiul., Aristoph. ad Acharn., v. 19.

On appelait aussi ces assemblées wpiapiÉvxi, c’est-à-dire pxéea d’avance, régulières.

(3) Schol., Aristoph. ad Acharn., v. 19. Ammon., p. 47. Hesychius. Demosth., De corona, 38, 73.

( 4 ) Hesychius , s. v. xiToixXr.aia.

(5) Ils avaient , à ce qu’il semble , à s’entendre à cc sujet avec les Prytanes, dont le nom Ogurait aussi toujours dans la formule de convocation. TImeyd., IV, 118. Demosth., De coron., 38, 75.

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