‹ Essais sur le droit public et privé de la république athénienneChapitre 71 sur 187 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

dans certaines limites ; il y aurait certains principes posés dont ne pourrait s’écarter même le plus orgueilleux et le plus insolent des juges et magistrats patriciens. Ce furent les tribuns qui, à Rome, après de longues luttes, réussirent à arracher au Sénat la nomination des ambassadeurs envoyés en Grèce, celle des décemvirs, puis la promulgation de la loi des Douze Tables. Par la loi qui organisait le collège des tribuns, la plèbe avait obtenu une première garantie légale ; par la rédaction d’une loi écrite y elle en obtenait une seconde qui n’avait pas moins de valeur et de portée. Nous connaissons moins bien l’état intérieur d’Athènes vers le septième siècle avant notre ère ; mais il y a toute raison de croire que ce fut ce môme besoin de garanties, ces mêmes réclamations du bas peuple qui amenèrent l’aristocratie athénienne à charger , vers 624 , l’archonte Dracon de rédiger la première loi écrite qu’Athènes ait possédée. Les circonstances qui provoquent , bientôt après , l’intervention de Solon, ressemblent singulièrement à celles qui , à Rome , avaient amené la création des décemvirs.

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