‹ Essais sur le droit public et privé de la république athénienneChapitre 87 sur 187 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

latins nommaient privilégia, des lois d’exception portées contre des individus ; puis on terminait en déclarant valables toutes les décisions judiciaires qu’avaient prises soit des arbitres, soit les tribunaux, tant qu’avait duré la démocratie. Quant«au nouveau système de lois révisées et coordonnées , il daterait de l’archontat d’Euclide ( été de 403 ) ; ce qui s’était fait dans l’intervalle , pendant une année environ , de la prise d’Athènes et de l’établissement des Trente jusqu’à leur chute, était donc regardé comme non avenu et implicitement abrogé.

Aucun Orateur ne nous apprend quelles furent les lois que laissa de côté la nouvelle recension, dans quelles parties de la législation furent introduits les changements les plus notables ; quant aux historiens, comme Xénophon, ils ne mentionnent même pas cette opération (1). Ce que nous savons par Lysias , c’est que ce fut un certain Nicomaque, greffier de profession, qui dirigea ce travail; Lysias associe le nom de Nicomaque à celui de Tisamène, l’auteur du décret ; mais de tout ce qu’il raconte, il résulte que c’est à Nicomaque que revient surtout la responsabilité de l’exécution. Lysias nous donne assez de détails sur ce Nicomaque, d’ailleurs inconnu, pour qu’il convienne de nous y arrêter un instant.

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