‹ Essais sur le langage intérieurChapitre 18 sur 33 · APP · texte numérisé non relu

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l’imagine mal ou ne la comprend même pas du lout; les mots de ses pensées s'offrent à lu d’une façon passiwe, ce

sont des sensations conservées qui vibrent à nouveau, et il ne :

lu semble pas qu'il intervienne dans leur production ; il ne monologue pas mentalement, il ne parle pas seul à haute voix; 1l apprend par cœur sans remuer les lèvres. Il n’a nt mnémotechnie spéciale, ni une façon particulière de se représenter les notions abstraites ; ses rêves sont généralement visuels; son visuelisme peut être par fail, sa mémoire visuelle des textes bonne ; son ouïe est généralement fine ; sa vue quel-

conque.

AUDITIVO=-MOTEUR VERBAL

Il est impossible d’être fixé sur la valeur numérique de ce type, car, souvent lorsque le verbomoteur passe à l’état de verbo-auditif, il perd la sensation du langage intérieur. La raison en est peut-être que l'audition verbale est pour lu un procédé défectueux, incapable de lui ‘donner des notions nettes, et qui n'apparaît, parfois sous une forme hallucinative que sous l'influence de la fatigue, ou au cours d’une rêverie.

« Quelquefois — très rarement — j'entends les mots de mes pensées dans la rêverie très vague — en fumant immobile; en tout autre moment je prononce mentalement.» (HENRI NER)

« Je prononce tacitement chacun des mots qui, sans me servir à l’exprimer, me servent à représenter ma pensée — et ce n’est pas là entendre comme Rivarol. — Quelquefois étant fatigué de tête, et laissant divaguer ma pensée tout en vaquant à une occupation matérielle quelconque, il m'arrive d'entendre comme prononcés vaguement à mon oreille par la voix de quelqu'un très connu de moi, quelques mots ayant plus ou moins.de rapport avec la divagation présente. » (CHARLES BRUNET) +

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