CITES NT ET T'ES
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De même que le verbo-auditif, le verbomoteur peut avoir une bonne mémoire visuelle verbale, c’est-à-dire que les mots des textes qu'il a appris, sur lesquels il a peiné, et qu'il s’est gravé dans la mémoire, il peut oules évoquer, quand il le souhaite, ou les lire passivement ; ce n'est point là du verbovisuelisme vrai, c'est de la
mémoire verbale, on verra plus loin la différence.
« J'apprends difficilement, et quand je retiens c’est après avoir prononce, et très souvent, le texte; — en le récitant, je ferme les yeux pour me le représenter et je n’arrive à le réciter que si je puis voir toutes les lignes. (D' MAGINELLE)
« J'articule mentalement tous les mots de mes pensées..... je retiens aisément: ce que je lis; je revois très facilement quand je récite, les pages avec leurs lignes; elles défilent devant moi ». (D' MusTAFA CHEFKI)
Le v. moteur est souvent visuel pour les notions abstraites ; 1l voit des images, elles sont en lui ce qu’elles” sont en pareil cas chez les v. auditifs, les v. visuels ou les mixtes, pâles ou nettes, vulgaires, banales, ingénieuses, éblouissantes, stupides. Beaucoup de v. moteurs sont pour ces conceptions de purs verbaux; ils en prononcent ou en entendent les mots; ls les lisent très souvent. On se tromperait grandement si l’on croyait que l’endophasie d’un sujet est de même forme que celle de sa représentation des mots abstraits; il semble, au contraire, que le cerveau emploie souvent un procédé inhabituel, pour enregistrer les mots complexes, incompris le plus souvent à leur première audition ou à leur première lecture, datant de l'enfance, — et même qu'il y ait parfois rapport inverse : ainsi beaucoup de v.
moteurs voient écrites les abstractions, beaucoup de v. visuels les prononcent.
La mnémotechnie inshinchive des v. moteurs se fait naturellement d’images visuelles, quand la chose est possible ; quand elle ne l’est pas, leur tendance est de créer des relations rationnelles ou artificielles, souvent tout à fait baroques entre les idées exprimées par les mots qu'il s’agit de retenir.
De cette façon ils n’ont à conserver qu’un minimum de mots : ceux-là seuls qui expriment les idées les plus importantes; ces idées retrouvées, elles entraînent les déductions qu’elles comportent, et ces déductions se traduiront tantôt par certains mots, tantôt par certains autres.
« Il faut pour que je retienne un fait que je l’associe à une idée ; ainsi toute ma vie je saurai que le nerf musculo-cutané envoie une branche au médian, parce que je me suis dit : « Tiens, ce pauvre petit diable de musculo-cutané qui fait la charité à un personnage bien plus riche que lui ! ».