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semble que l'on ne doit pas perdre de vue dans la lecture de Thistoire des Patriarches. Ces principes, nous allons les exposer brièvement.
Premier principe, c II faut faire attention aux temps on vivaient et au degré de lumière que pçssédaient les patriarches. » Ils vivaient avant la loi, et sous une économie où ils n'avaient comparativement que peu de connaissances religieuses et morales. Leur conscience, et quelques révélations, qui avaient pour objet Tavenir plus que le présent , qui concernaient leur postérité plus qu eux-mêmes , qui se composaient de promesses évangéliques plus que de règles de conduite, telles étaient les seules ressources dont ils pouvaient disposer pour s'instruire de leurs devoirs. Mais sur l'article du mariage et sur l'obligation sacrée de dire la vérité en tout temps, et quoi qu'il en pût coûter, ni la conscience peu éclairée encore, ni la révélation imparfaite et bornée ne se prononçaient avec une clarté et une précision suffisantes. Nous avons vu ailleurs ce qu'il faut penser de la polygamie au temps des ^patriarches ; nous pourrions ajouter ici que presque tous les peuples nomades qui ne jouissent pas du bienfait de la révélation chrétienne sont adroits , fins, habiles, et considèrent la politique dans leurs rapports les uns avec les autres, comme une vertu plutôt que comme un \\cv. 1; Nous
(1) On peut reniar(|ucr ce trait particulier dans le caractère et la œnduitede Tamar. Voy. le chapitre suivant.
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pourrions remarquer encore qu'au milieu d'un peuple comme celui des Cananéens et des Egyptiens, où régnait la plus grande licence de mœurs, où. la propriété était à peine respectée , où la vie était sans cesse menacée, où pour s'emparer d'une femme on n'hésitait pas a sacrifier son mari, il fallait être continuellement sur ses gardes et user d'une prudence qui dégénérait quelquefois en finesse, et d'une sagesse qui devenait trop souvent de la ruse. Les patriarches semblent en ceci surtout avoir quelquefois payé le tribut à Tépoque où ils vivaient , à la vie qu'ils menaient, aux relations qu'ils soutenaient avec leurs voisins. Sans doute, devant Dieu , et par rapport à la loi, le péché est toujours et partout péché, et mérite la réprobation et la condamnation divine. Mais Ton conviendra pourtant que le degré de culpabilité se mesure, doit se mesurer sur les lumières dent on a été favorisé et les circonstances où l'on s'est trouvé. Sous ce rapport, il faut convenir que les patriarches, usant de détours et d'astuce, péchaient moins gravement que ne le feraient des chrétiens , qui, marchant à la lumière évangélique, tomberaient dans les mêmes fautes qu'eux. Je n'eusse point connu la convoitise^ dit saint Paul, si la loi neùl dit : Tu ne convoi^ ieras point. Ce que saint Paul dit ici de la convoitise, on pourrait le dire aussi du mensonge, dans la plupart de ses manifestations. Dans tous les cas, le Seigneur a posé lui-même une règle qui est positive et
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irrécusable : t C'est qu'il sera beauu/OQup redemandé > à quiconque il aura été l^miicoup donné , et qu'on » exigera plus d? celui à qui on aura beaucoup con- » fié. ^ Le contraire est vrai aussi; et par conséquent il ne faut jamais perdre de vue , quand o^ veut juger les fautes des hon^nes de Dieu qui ont vécu avant la loi , répoque à laqi^elle ils ont appartenu et l'imperfection de leur éducatiou morale. Il est bon de ne pas oublier i;ion plus qu'ils n'avaient pas seulement mojos de lumières , mais encore moins de secours religieux que nous, et de retenir un autre principe, que nous énonçons en ces termes :
Deuxième principe, c Ayons égard, en lisant l'histoire d^ l'Ancien-Testament , au petit nombre de moyens de grâce dont jouissaient les fidèles qui vivaient sous l'économie patriarcale. » Pour fortifier leur foi chancelante , pour s'armer contre la tentation, pour combattre le mal en eux et autour d'eux , ils avaieut sans dou^te le secours puissant de la prière, et de magnifiques promesses que daigi^ait souvent leur accorder un Dieu qui portait la coadescendance jusqu'à se révéler 2^ chacun d'eui^ individuellement. Mais la Parole écrite, qui fixe et perpétue les révélations divines; mais la prédicatiop qui répond l'enseignement et qui ranin^e la foi ; mais le culte qui élève l'âme et qui la fortifie; n^s^is les sacrements qui fournissent un si puiss^i^it aliixiQut à la piété; mais ks dons du Saint-Esprit, dans la mesure où il$ sont afi-
cordés a rëgirse chrétienne ; mais la bonne nouvelle de la réconcilîatfon , mais Tassufance du pardon , telles que TEtangite }es prodiame : roilà tout autant de grâces dont ils étaient privés ou dont ils ne possédaient que les premiet*s éléments informes et incomplets. De là leurs tâtonnements fréquents, Tirrésolution de leurs voies, et ce manque de fixité que nous remarquons chez quelques-uns d*entre eux. Tous ils Invoquaient l'Eternel , tous ris le confessaient {obliquement et le servaient dans Tintérieur de lè^rs familles ; ils avaient confiance en ses promesses, ils attendaient son secours, et dès que le Seigneur parlait, ils étaient attentifs et dociles. Mais ces réYélatîons étaient des éclairs au milieu de la nuit; et à une époque de grandes ténèbres spirituelles, où ils se trouvaient dénués des secours puissants et nombreux qui sont aujourd^ui à notre disposition, les patriarches ne pouvaient pas mettre dans leur vie cet accord, donner à toutes leurs démafrches cette rectitude qui doivent caractériser la pîélé des fidèles de la nouvelle alliance. Quoique ayant jom de moyens de grâce moins nombreux et moins efficaces , ils ont pu porter aussi loin , plus loin nème que beaucoup dé chrétiens , certains actes d^ veWii ; mais rensembfe de leur vie et de leur caractère doit, à cause de cela même, présenter qu^ques lacuwes e( être tfiarqué de quelques défectuosîléH inévitables.
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Tro\siême principe. « Il importe de distinguer entre le péché et l'habitude du péché. » Les fidèles bron* chent en plusieurs choses , mais ils ne vivent pas dans l'esclavage du mal. Ils font des chutes, mais ils n'y persévèrent pas. Ils. offensent Dieu, mais ils déplorent leurs transgressions et s'en relèvent promptement. Le péché n'est pas l'ami de leur cœur ; c'est un ennemi, au contraire, auquel ils ont voué une haine mortelle, et qu'ils combattent de toutes les forces que Dieu leur donne. Vaincus, ils apprennent l'humilité et deviennent plus vigilants. La désobéissance ne forme pas le tissu de leur vie ; elle y est une exception , une rare exception , et en cela ils diffèrent de l'infidèle qui aime le péché et qui vit dans le péché.
Si, d'après ce principe , nous examinons la vie d'un Abraham, d'un Isaac, d'un Jacob, dirons-nous qu'ils appartinssent par leurs sentiments, leur caractère et leur conduite, à la catégorie des enfants du siècle? Pour cela, il faudrait oublier la confiance touchante et inébranlable qu'ils avaient dans les promesses du Seigneur,* et qui leur inspira plus d'une fois l'héroïsme du courage et de l'abnégation ; il faudrait méconnaître leur disposition constante à regarder à Dieu , à marcher en sa présence, à préférer sa faveur à la possession du monde entier, et sa volonté à leur propre vie ; il faudrait fermer les yeux sur les preuves signalées qu'ils ont données
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de leur amour pour leur Dieu et de leur zèle pour sa gloirie ; il faudrait effacer enfin de leur histoire ces traits innombrables de piétés de soumission, d'obéissance, de renoncement, dont elle est remplie, et qui les ont rendus dignes d'être proposés pour modèles aux fidèles de tous les temps et de tous les pays. Sans doute ils ont failli, et le bruit de leurs chutes a épouvanté et contrisié l'Eglise ; mais ce n'a été que de loin en loin; et dans une carrière toute brillante de foi et de sainteté, nous n'apercevons ici et là que quelques tachés qui ne sauraient ternir l'éclat de la multitude de leurs bonnes œuvres.
Quairiime principe, c Ne perdons jamais de vue la manière dont la Bible parle du péché en général et des fautes des saints en particulier. » Elle en fait mention, parce qu'elle est le livre de Dieu, c*est-adire, la vérité, et qu'elle ne peut et ne doit rien nous cacher à cet égard. Elle nous les retrace, parce que dans la suite d'une histoire dont les premières pages renferment le récit de la chute du chef de la famille humaine, il serait étonnant que l'on n'aperçût aucune indice des conséquences de son péché. Car la Bible tout entière, depuis le commencement jusqu'à la fin, n'est autre chose que l'effrayante histoire du péché de l'homme d'une part, et le magnifique déploiement des miséricordes divines de l'autre. La Sainte-Ecriture n'est pas un poème épique ; elle ne crée pas des personnages fictifs, elle ne dépeint pas
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des caractères imaginaires. C'est l'homme tel que le péché l'a fait, tel que Dieu le voit, tel qu'il nous apparaît a nous-mêmes tous les jours dans la vie, tel que nous le sentons dans nos propres cœurs, qu'elle place sous nos yeul. Ses faiblesses et son inconstance; ses écarts, puis ses retours vers le bien ; ses efforts pour être vertueux, et ses lâchetés, ses défaites; sa grandeur et sa bassesse; ses victoires et ses perpétuelles contradictions ; sa corruption enfin et sa misère : voilà ce qu'elle tient à nous dévoiler .et à nous apprendre. Car il faut que nous le sachions : nous ne pouvons guérir qu'à la condition de nous sentir malades ; et comment arriver à reconnaître et à constater notre misère, si nous ne la voyons pas dans toute sa réalité ?
Mais* remarquez dans quel style la Sainte-Ecriture s'exprime sur ce délicat sujet. Non-seuïement elle n'approuve le mal nulle part, mais elléle réprouve toujours. Point de ces tableaux séduisants, qui corrompent Je cœur ou l'imagination ; point de ces Couleurs factices prêtées au vice pour le déguiser et le rendre ou moins repoussant, ou plus attrayant; point de ces artifices de la littérature humaine pour insinuer ou pour plaire en dépeignant de honteuses passions ou de coupables faiblesses. Non, c'est le péché dans toute sa nudité, et par conséquent dans toute sa laideur, que la Bible expose devant nous ; elle le dépouille de tout attrkit, de tout prestige ; elle lui ôte son masque, et
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ie produit à nos yeux, haïssable, repoussant. Et puis à côté de celte image défigurée de l'homme pécheur, telle que Satan l'a faite, elle place l'image de la sainteté divine dans la loi et dans l'Evangile, dans la personne des saints et dans celle de Jésus-Christ ; afin que par le contraste nous apprenions mieux encore à nous éloigner de la première et à nous rapprocher de la seconde, a détester le mal et à aimer le bien. Les écrivains sacrés, historiens toujours véridiques parce qu'ils sont inspirés, ne prennent pas un secret plaisir a entasser dans leurs récits crimes sur crimes, scandales sur scandales, mais mêlant toujours l'enseignement aux faits, les règles à l'histoire, la loi à la vie, ils nous fournissent ainsi le moyen sûr de juger et de choisir, dans les biographies qu'ils nous retracent, entre ce qui est vrai et ce qui est faux, entre ce qui est bon et ce qui est mauvais, entre ce qui est pur et ce qui est impur, entre ce qui est saint et ce qui est vicié. Ecrite sur les tables de Moïse, vivante dans la personne du Fils de Dieu , la loi se trouve partout dans l'Ecriture, sainte, immuable, inviolable; elle domine toute l'histoire, et sans user de paroles toujours, sans rendre une sentence expresse pour chaque cas particulier, elle blâme, reprend, censure, flétrit, condamne et maudit, du haut du tribunal de son autorité suprême, tout ce qui dans la pensée, le discours ou la vie, n'est pas en harmonie parfaite avec ses étemels et irrévocables arrêts.
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Personne ne saurait s'y troMper : celui qui s'égare, s'égare à bon escient , et ne peut attribiier son malheur à nul autre que lui. Jamais la Bible n'a inspiré lldée du mai à qui que ce soit ; jamais elle n'a confirmé dans l'erreur un seul être au monde. Enclins au mal par notre nature, pottant te germe du péché dans notre propre cœur, ne vaut-il pas mieux que nous apprenions à connaître la corruption humaine de la bouche de Dieu, que de la bouche des hommes? "Et qui nous en parlera le plus convenablement et avec le moins de danger, du Créateur ou des créatures? Des milliers et des milliers de criminels sauvés altribttent, avec joie et gratitude, leur délivrance à la lecture de la Parole de vérité; et de tous les impies, de f ônS les vicieux qui voudraient lui imputer leur corrtÉption ou leurs désordres, il n'en est pas un qui ne devra confesser au dernier jour que, déjà séduit par le monde et vendu au mal quand il a consulté les pages in^irées du livre divin , il était venu y chercher le moyen de se confirmer dans les voies désastreuses où il marchait, bien plus que le remède aux passions qui le dominaient et qui l'ont perdu. N'est-ce pas ici le cas d'appliquer la parole d'un apôtre : TauUs choses sont bien pures pour teux qui smt purs ; mais rien tCesi pur
pcfur ceux qui sont ifhpurs et pour les infidèles ; au contraire, teur esprit est souillé aussi bien que leur conscience (1).
(1) TiTR f, 15. Voyez, stir cet article, les admirables Dtftcoiir» de
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Cinquième primipe. < Ne perdons jamais 4e vue le but que Dieu s'est proposé en permettant que les faiblesses et les chutes de ses enfants fussent révélées, et que le souvenir en fût perpétué par sa Parole •• Ce but est double. Il a voulu, par ce moyeu, procu* rer à la fms Tinstruction et la consdation de soi! Eglise. Le chrétien qui médite sur ces tristes exem- ^es de la fragilité humaine , y puise de nombreux motifs à la vigilance. Loin de se réjouir maligneuient, eu ée justifier ses misères propres par celles de ces grands serviteurs de Dieu, il s'en afflige, au eontnûre, smcèrenient ; il en gémit dans le fond de son cœur ; et il ne s'arrête k contempler les foiblesses lies saiols que pour se rappeler aussitôt celles auxc^uelles il est svjcft lui-même. Alors il fait un retour sur luKméme ; il découvre en lui des pendbants qui pourraieni con<duire aux mêmes écneils ; il s'effraie de sa corruplMn nalnreile ; il lui semble déjà qu'il v^ tomber comme ceux qui «ont lombes avant lui , et que beaucoup «le raisons lui foiit considérer <*^nime plus a vaneés que lui et en foi, et en amour, et en sainteté. Car si le pèi*e lies croyants a manqué de foi ; si Jacob, qui triompha tiass sa lulle avec l'ange de l'Etemel , s'est laissé aller à des Êiiiles condamnables ; si ces colonnes de
feu le digne et savant P.-A. Stapfer. Premier Rapport de ta Socid$é èiàiique proieêkmie de Parité p. 97, et Deuxième Rapport, p. 51 et fuif . Voyts tmai £Me«t m te LeeÊmre et im ITiAfo, pr 893 et 9M.
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TEglise ont été ébranlées par le vent de l'orage ou le choc de la tentation , à quoi ne peut-il pas être exposé? que n'a-t-il pas à craindre, lui, vermisseau de terre, lui, roseau froissé, lui, lumignon à peine Tamant? Dominé par ce sentiment, il se réfugie dans les bras de son Sauveur; et , comptant sur sa puissance et sa fidélité, il le prie de le serrer sur son sein, de Tentourer de toute part, et de le garder dans la vie et dans la mort.
Et pourtant ces mêmes témoignages des infirmités morales des saints , qui effraient le fidèle et qui le portent à la vigilance et à la prière , le rassurent quelquefois, et servent à le relever et à le consoler dans ses faiblesses. Cela parait contradictoire au premier moment; et pourtant, rien n'est plus vrai. Si les hommes de Dieu que la Sainte-Ecriture nous propose pour modèles étaient sans fautes, sans souillures ; si elle nous les présentait partout et toujours grands, sublimes, forts, triomphants ; si elle ne nous laissait voir en eux aucune de ces passions qui les rapprochent de notre humanité, et qui trahissent un lien de parenté entre eux et nous, leur vertu nous troublerait, leur sainteté nous confondrait, leur perfection nous jetterait dans le découragement. Car, pressés comme nous le sommes chaque jour, par la conviction de nos nombreuses défectuosités , ou nous les croirions d'une autre nature que nous, ou nous douterions d'être participants de la grâce qui agissait en
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eux et qui les a sanctifiés. Dans Tun et Tautre cas, nous désespérerions d'atteindre le but auquel ils sont parvenus. Mais en voyant que, sans luttes, ils n'ont pas obtenu la victoire, que sans chutes ils n'ont pas parcouru la carrière, nous reprenons courage, et nous nous disons que si , faibles et impuissants comme nous par leur nature, ils' ont cependant été fortifiés par l'Esprit de Dieu, nous pouvons, à notre tour, être soutenus, et demeurer vainqueurs. C'est là une des expériences qu'avait faites Luther; c'est là l'un des enseignements qu'il avait puisés dan<i l'histoire de la vie des saints de l'ancienne alliance , et dont il a consigné la. mémoire dans le passage suivant de son Commentaire sur la Genèse : « Les exemples de la faiblesse des saints nous sont plus nécessaires et nous apportent plus de consolation réelle que les actes de leur héroïsme sublime et de leurs grandes vertus. Il est clair que je ne suis pas de beaucoup amélioré, quand j'apprends que David a tué le géant Goliath , et qu'il a terrassé des lions et des ours; car il m'est impossible de les imiter dans des exploits aussi magnifiques et qui surpassent tellement mes forces et mes pensées. Mais quand on nous met devant les yeux les exemples de la faiblesse , des péchés , des frayeurs et des combats que les saints ont eu à soutenir, comme, par exemple, quand je lis les plaintes, les soupirs et les détresses d'un David , cela me fortifie au-delà
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3 de toute idée, et me proeare nue imoieBse coaso- 3 lation. G^MT j'apprends par )k qu'ils ii*ont point péri ji au milieii de \&m IreaiWeBoeiit et de leurs frayeurs, » mais qu'ils s^ soni relevés el consolée ayec les » promesses de Dieu; et j'en cenchis qne moi aussi je » ne dois pas nop plus perdre eonrage. »
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