LES MAGICIENS DE PHARAON
examiné les faits soumis à leurs investigations, qu'ils n'avaient pu y découvrir ni fraude ni artifice. Or si de nos jours , après quatre mille ans , à une époque de dégénération, où l'Egypte envahie par la civilisation moderne perd de plus en plus, avec sa religion ei ses mœurs antiques, l'enthousiasme qui a caractérisé
d'autres époques, des magiciens parviennent ^loore
à étonner des hommes armés de toutes les précautions de la science et de tous les doutes du scepticisme , que devait-ce être du temps de Moïse , dans un siècle qui était le période de la plus grande gloire de la science , du culte et du sacerdoce égyptien ?
Or, voici ce qu'ont observé de nos jours des savants français , dans ce même pays où opérèrent , il y a quatre mille ans , les magiciens de Pharaon. Leurs relations ont été consignées dans de volumineux écrits , et peuvent être consultées par tous les amis de ces sortes de recherches (1). L'art des psylles, nous disent ces hommes, qui étaient loin de se donner pour disciples de l'Evangile , est loin d'être chimérique. Nous avions cru d'abord qu'ils commençaient par arracher les dents des scorpions ou des serpents qu'ils se proposaient d'apprivoiser; mais
(1) Voy. surtout: De CaH des ophiogènet ou enchanUun dê$ terpenu, t. XVIll de la Description, p. 333 et suiv. Quatebmèbb» Mémoires, etc., p. âOi et suiv. Ddrois Ayhé, Noiice tur le séjour des Hébreux en EgypU, t. VIII de la Description, p. tOS, et t. XXIV, p. 82 et suiv.