‹ Essais sur le PentateuqueChapitre 45 sur 77 · U PA9SA6B · texte numérisé non relu

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ter? Dâra-(-on que ce lut k circonstance d'tone simple marée basse sagement mise à profit : ^ Tu è$h Diim fàrl qéi fdis des menmlks ; iu a$ fait wnnaturé la fûfeepahni kè pèéiplis. Tu oâ SitvMré ton peuple par iân brùH, saiMiry t» enfdm de Jat^ et ûè Joseph. Sélak. Lèè eaux Cûht m , é Dieu^ te eaùès foAt vU^elMt ireMblé ; iMme iés iûmms èfc ûht été émus* Les Mies eM tépàïiê^ dès ihôMàti&ns èf^m, les niâies ont fait retentir leur wiâ) ; tes irètits om veié fA dc là. Lsséhdetàh tmunerre était d^tàu la rondeur de Vair; te éclairs ont éclairé la terre tMitàble, la iéhre en a été éVhue et eh te trembléi 7bn ckernih a été par la nur et tes sentiers iohs les fossés eaUoi , et tés traces n'ofil point été coimues. Tu as fnené tohpeuple toniMe un troupeau , sousla conduite de Mdtse et d^Aaron > (Psauihe LXXYII, 14-81). Est-ce eftcoi^ iin phénomène natui^el qu'a célébré Esaïe, quand il a dit : € Aihsi a dit l* Etemel qui a dressé un diemih dans la fàèr et tth iendér aU Iraiers des eaux impétueuses; pour ce qui ist de Celui qui amenait des chariots et des chevaux ^ et unt ortMe puissante, ils furent tous ensevelis ensenMe et ils ne se rdèùeront poiAt ; ils furent étouffes ; ils furent éteints comme unlumignon^ (EsaïeXLIII^ 16-17). Enfin, croyait-il à un minicle ou à un simple fait naturel, le saint martyr qui a prononcé ces paltrfes : c Cest lui qui les tira de iày en faisant des prodiges et des miracles en Egypte^ dans la mer Rouge et au désert pendant quarante ans » (Act.VII, 36)7 Evidemment, s'il est un fait étonnant, prodigieux, que Moïse et les prophètes aiment à commémorer comme une preurve signalée de la prcÀection du Séi-

DB LA her bouge. 36à

gnetrt à l'ëgard dlslràêl , et comme un motif de reco&nàissançe de la part àa peuple hébreu , c^est le passage de la Ader Rouge. Soutenir qu^il ne Faut voir dans cet éyëuemeut qu'un concours heureux de cerlainë^ drcotatstances que le législateur dés Hébreux a su ou sagettien\ prévoir ou habilement exploiter, cTest Taccusér de supercherie , et lui fah'e jouer le rOle faddigne d'tin jongleur, tout en taxant de simplicité iuoùie et de crédulité aveugle un périple de près de trois mflliobs d'hommes.

Maintenant que nous nous sommes placés au point de Vue de TEcriture et qtie nous nous sommes convaincus , qu'à moins de faire violence au texte de Moïse et k celui de tdtis les écrivains sacrés qui rappellent le passage de la mer Rouge , il est impossible de voh* dans cet événement autre didse qu'un miracle , poussons nos recherches plus loin , et examinons deux points importants : le premier relatif au lien où s'est eSéctùé le trajet ; le second concernant la tuanièf e dont il peut avoir eu lieu.

Avsltit d'aborder la première de ces deuk quesiions, il faut reconnaître, avec tous les géogra^thes et les voyageurs, qde le pays aux environs de Stie^, où était située autrefois Béelsé|lfaon ou Bateil ÏSephon (V. 2), s'est sensiblement altéré, et que les limites de la tner ont changé de place (1). Ainsi, l'on trouve ^u-

(T) Léon de Laborde, CommerU. géogr,, p. 78.

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