LE BOUC HAZAZEL
ftiviTiQua XYl.
Lie grand jour des expiations, Aaron, après avoir purifié sa propre personne et les membres de sa famille, devait prendre deux boucs pour faire propitiation pour les péchës du peuple. Ces deuxboucs étaient amenés à l'entrée du tabernacle et présentés à TElernel. Puis le sort était jeté sur eux : un sort pour VEtet' ndj un »ovt pour Hazazd (vers. 8). Celui des deux boucs que le sort désignait pour le sacrifice était offert au Seigneur; Tautre était réservé pour une cérémonie que nous décrirons bientôt. Le bouc sur lequel était tombé le sort pour V Etemel était égoi^é, son sang était apporté au-dedans du voile et servait à faire asper-
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sion sur le propitiatoire pour nettoyer le sanctuaire des souilhires, des forfaits et de tous les péchés des enfants d'Israël (vers. 15, 16). Le sanctuaire étant purifié et les enfants d'Israël étant réconciliés par Taspersion de la victime consacrée, le Saint des saints pouvait de nouveau babi^er au milieu de son peuple et l'honorer de sa gracieuse pr^ence.
Quand propitiation avait été faite de cette manière pour les péchés du peuple, le second bouc, que le sort avait marqué pour Hazazel^ était amené (v. 10) et présenté devant l'Eternel. Puis Âaron, plaçant ses deux mains sur la tète du bouc vivant, confessait sur lui les iniquités des enfants d'Israël , et le confiait à un homme qui devait le conduire ainsi chargé des forfaits et des iniquités du peuple dans un lieu solitaire, désolé, dans le désert pour Jlazazel (vers. 10, 22, 26).
Le dernier Boot que nous venons d'écrire présente l'une des plus grandes difficultés du Pentateuque , et peut-être de tout l' Ancien-Testament. Qu'es^ce en effet qu'Haeazel ? Est-ce un Heu? est-ce un être de raison ? est-ce une chose ? est-ce nae perSimie? Nous ne nous flattons pas de le décider ; mais , aidé des travaux anciens du savant Bocbart, (t) profitant des secours offerts par la riche érudition de Gese* niifts (2) et cherchant a tirw parti des recherches ré-
Ci] Hierosoîam, 1. 1, lib. ir, c. LV, p. 6â0-^i. De Hirco ÂMaiel, (2) Heb : DeuUches W. B. von 4833,
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centes du dojCteur Hengstenberg (i)» no«s allom ca^)portor anasi turièTefiient et aussi clairemeat qu'il nous sera possible , les dilïérantes iuleirprétatiûiis qui <mt été doanées de ce mot énigfluitiqne, eu abandbunaiit à nos lecteurs le choix de celle qui leur paraîtra la mieux fondée et la plus vraisemblable.
a. Selon quelques anciens interprètes, Jonathan, Selomô et autres, Hasazel serak le nom d-une mon* tagna dans le désert, vers bqueUe le bonc était conduit ou chassé. Le nom de cette monipgne, que personne n'a jamais Tue m connue, ou signifierait la moniagne encarpée de Dieu (c'est l'opinion de Saadias, qui s'appuie sur ce que David ^pellp quelquefois les Hiontagnes^ monkignee de Dieu (Ps. XXILVI, 7) ;) on bien il devrait être interprété , d'après Kimchi , par la mmiagne où le boue s'en va. Si l'on adoptait cette première opinion, il foud^t traduire le vers. 16 en ces tînmes : t Hais le bouc sur lequel sera tombé le sort c pour le mont Hazazel , sera présenté vivant devant c l'Etemel pour fiiire propitiation sur lui, et on l'en^ « verra au désert à la montagne Hazazel > (Comp. v. 26) • h. Suivant d'autres interprètes , parmi lesquels il faut compter les LXX, Synunachus, Théodoret et Jérôme, Hazazel est le nom du bouc lui-même (2).
(1) Die Bûcher Mote*s und Egypien, p. i6M81.
(2) La Vulgatk Ta traduit par emi$$ariut; Lus Septante, par apopompàios; Symmachus, par aperchomenos; TBEODORBt, par apopempomenoi.