‹ Essais sur le PentateuqueChapitre 72 sur 77 · LA VACHE ROUSSE · texte numérisé non relu

LA VACHE ROUSSE

MOMBASS XIX.

LiOMME moyen de purification pour ceux qui s'étaient souillés par Tattouchement d'un mort, la loi prescrivait l'immolation d'une vache rousse. La victime devait être entière , c'est-à-dire, parfaite, sans tache et n'avoir jamais porté le joug. Ce n'était point le souverain sacrificateur qui était chaîné de l'oflrir, mais Eléazar, son fils atné. Après qu'elle avait été égorgée et qu'avec son sang l'aspersion avait été faite par sept fois devant le tabernacle, son corps avec la peau» la chair et le sang , et même ses excréments, étaient brûlés en présence du sacrificateur. Alors celui-ci prenait du bois de cèdre , de l'hysope et du coccus

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OU kermès (cramoisi), et les jetait dans le feu où l'on avait brûlé la jeune vache. Les cendres de la victime étaient ensuite portées hors du camp ; et elles servaient à faire une eau de purification , au moyen de laquelle ceux qui avaient touché un mort pouvaient se purifier.

Ce sacrifice de la vache rousse a donné lieu à bien des discussions.

On a demandé d'abord pourquoi , tandis que partout aUleurs Moïse exige pour le sacrifice de propitiation l'immolation d'un veau ou d'un jeune bœuf, c'est une vache qu'il prescrit dans le cas particulier de la purification pour les morts.

On a recherché ensuite pourquoi la couleur rouge de la victime était ici indiqui^e comme une condition essentielle du sacrifice , quand, dans tous les autres cas , la couleur de l'animal destiné au sacrifice était jugée chose tout à fait indifférente.

On a voulu connaître après cela la signification symbolique du bois de cèdre , de l'hysopë et du cramoisi mêlés aux cendres de la victime.

On a été surpris encore que , l'eau de purification ayant la vertu d'ôter la souillure , l'homme qui avait été chargé de recueillir les cendres de la vache qui donnaient à cette eau sa vertu purifiante, pût se trouver souillé.

On a voulu savoir, enfin , pourquoi le fils aîné du souverain sacrificateur et non le sacrificateur lui-

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