L.e my Hère de l'Église
Calvaire. Comment s'étonner qu'elle soit sans cesse combattue, souvent humiliée, toujours souffrante par quelque endroit, quand on songe que son devenir terrestre renouvelle la vie souffrante du Rédempteur. " Le serviteur n'eSt pas au-dessus du Maître ^. " On peut dire d'elle ce que Pascal disait du Chriét :
" L'Église eSl en agonie jusqu'à la fin des siècles. " Composée d'hommes, elle comptera donc des pécheurs et des tièdes, des fidèles et des apostats, des schismes et des hérésies.
Durant son pèlerinage sur la terre, l'Église est in via — en route vers la Jérusalem céleSte. Et ce chemin e§t souvent un chemin de Croix.
C'est une marche rude, qui ne se fait pas sans meurtrissures, ni cicatrices. Son visage humain, à l'image de son Maître, e§t souvent baigné de sueur et de sang. Comme la Sainte Face, également, il e§t parfois couvert de souillures. A certaines époques de l'Église s'applique ce qu'Isaïe prophétisait de la Passion du Christ : " Il s'élèvera devant le Seigneur comme un arbrisseau... qui sort d'une terre aride; il eSt sans beauté et sans éclat; nous l'avons vu, et il n'avait pas d'extérieur agréable, et nous