‹ Essor ou déclin de l'Eglise [microform]Chapitre 48 sur 85 · HUMANISME DE LA PERSONNE · texte numérisé non relu

HUMANISME DE LA PERSONNE

Disons cependant — avec la dernière netteté — que l'humanisme que présente l'Église ne diffère pas seulement du " messianisme " athée, comme Jérusalem diffère de Babel — c'eSt-à-dire sur le plan de la cité — mais avant tout sur le plan de la personne. Car si les sociétés, les institutions et l'univers matériel lui-même sont appelés à cette " rédemption", c'eêt toujours en fonéHon de la personne humaine, et par elle;

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c'est elle qui, le rè^e de Dieu étant présupposé, e§l " premi^e " dans l'intention créatrice par rapport à la Société. L'oublier, c'eêt sacrifier le drame unique de la vie de chacun à la réussite " eschatologique " de l'ensemble ; c'eël transférer indûment au Groupe des prérogatives et une autonomie qui n'appartiennent qu'à l'homme lui-même : " Dans un corps physique vivant, précise l'Encyclique Myfîici Corporis, chacun des membres, en définitive, eél uniquement deéliné au bien de tout l'organisme; toute société humaine, au contraire, pour peu qu'on fasse attention à la fin dernière de son utilité, eél ordonnée en définitive au profit de tous et de chacun des membres car ils sont des personnes ^. "

Méconnaître cette vérité, en renversant l'ordre des valeurs, c'eél préparer, et légitimer, tous les asservissements, toutes les douleurs. Précieux rappel, contre le collectivisme envahissant.

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