Aster, JL
Là dessus sera un katebi \ un kourdi^ qui sera de drap d’Angleterre fourré de peaux de inarlhe, semour, pour les riches, et pour les autres de peaux d’aigneaux frisées de leur naturel, d'autres sans double ure. Ce katebi est comme un de nos juste au corps, toutefois sans distinction de basques et sans manches.
La ceinture, cJiarfjuezi' , comme qui diroit de quatre fjuezes^ qui est chez eux comme une aulne, est ouvragée de soye, d’or, d’argent à fleurs, selon la personne. Là dessus doibt encor estre le chcd'\ qui est une pièce comme de sargette grise ou blanchaslre sans façon, et de cela ils se ceignent encor, et ensuite du charguezi ils tout un gros nœud sur le devant.
Le haut de chausse, lombon^ est de toile ou de soye à petits quarreaux, qui prend depuis la ceinture jusques aux talons comme un pantalon. Leurs chausses, chachhouv^ ^ de drap d'Angleterre estd’une mesme largeur, car icy il n’y a point de nouvelle de se contrefaire une grosse et petite jambe à l’espagnole. De jarretières à grosses touffes encor moins, seulement ils attachent leurs chausses avec une espèce de cordon plat de soye qu’ils font passer trois ou quatre loursTun sur l’autre, et ils rengaigent le bout dans les replis pour le faire tenir.
La plupart du commun peuple ne sçait ce que c’est que des chausses, mesme en la rigueur de l’hiver, zamesloii~% si ce n’est que quelquefois, ils auront des brodequins, jour(ib\ qui, faits de laine à l’aiguille, leur viendront aux chevilles des pieds.
Les souliers, sont à talon haut, de couleur verde pour l’ordinaire, ou bleu, ou blanc, j)Our le vulgaire à plate semelle,