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et tant les uns que les autres sont avec des nah ' ou fers comme aux rossignols d’Arcadie, et ce au talon seulement.
Pour les cheveux, moustaches et fausses perruques, il n’y a rien de tout cela ; icy est la coutume de raser tout. Quant (à la barbe, les gensd’espéela rasent aussi, ne laissant que deux grandes moustaches sur lalebvre d’en baut..ladis, ces grandes moustaches, estoient de requeste et estime; cà prf'sent l’on s’en mocque et on les appelle juroith moiitevaz ^ (balay de latrines), comme aussi la grande et longue barbe. Les gens de loy ne se font point raser le menton ni les joues, mais avec des ciseaux, ‘, ils se font
tondre, en sorte que la peau ne paroisse pas descouverte, et pour la barbe il faut que son poil ne passe que deux ou trois doigts au dessoubs du menton, car dans telles observances ils font de très grands mystères.
t.,a despense icy surpassant tousioiirs au triple le revenu, consiste en habits, valets et chevaux ; icy, qui va à pied, c’est par faute de monture et ce [)lus qu’ailleurs. Le plus bas estage de ceux qiii vont montés sont ceux qui vont sur un asne, krer'', bien encharnaché et qui trotte aussi bien et vite le long d’une rüc que nos petits bidels. A la longue, je croy qu’ils seroient égaux, un bourbier estant capable de les rendre morfondus.
Ceux qui passent plus outre auront le cheval ou la mule (car icy cette monteure n’est point hypollnhiuée seulement aux médecins), avec un valet, chater^', qui court devant pour faire faire place à Monsieur qui vient. Ceux qui passent plus outre feront porter à ce valet un petit tapis sur l’espaule comme un chaperon