‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 109 sur 276 · Miqraz · texte numérisé non relu

Miqraz

~>. Kliar, ^

G. Chalir,

de docteur, et ce, ou pour asseoir son maistre au lieu où il voudra, ou bien, comme c’est l’ordinaire, pour couvrir la selle du cheval lorsqu’il est descendu.

Celuy qui passera plus avant aura un homme de cheval en outre avec luy appelé hokchédar \ Celuy-cy porte comme une tavoille enpendancée dans son bras, là où sont les habits de nuict de son maistre, et ceci qui semble ne debvoir estre que pour la nécessité du soir ou d’un festin nocturne, se porte soir et matin et par grandeur.

Celuy qui passera encor ce degré aura encor un homme de cheval qui portera son galion ou tabak ; celuy là est appelé (jalion dar'. Depuis peu que le luxe et la pauvreté croissent icy à l’envi l’un de l’autre^ ils se sont encor trouvés d’autres, qui par grandeur, font porter à un serviteur de cheval un coquemar, petit pot et autres ustensiles pour cuire le cavé. D’autres qui passeront encor plus avant, oultre les susdits officiers, auront encor quelques cavaliers avec eux de leurs serviteurs, et aussi par conséquent deux, trois ou quatre chater (lacquais) qui marchent devant, pour faire faire place à ce petit triomphe qui passera bien tost.

Ouant aux grandissimes officiers, lorsqu’ils marchent, ils paroisscnt avec une grande cavalcade, mais composée de clients, gens qui ont affaire d’eux, et de courtisans; cette troupe s’accroist le long du chemin comme une boule de neige. Ces couitisans sont gens qui cherchent et qui, soir et matin, font les empressés à un service où ils ne sont appelés ni païés , pour n’estre point sur l’estât de la maison, mais ils se fourrent là pour se donner du nom, « un tel est bien venu ». Quelqu’un ([ni ne pourra avoir l’accès et achever son affaire, jettera les yeux sur ces et pensera par son moïen venir au bout de ses pré-

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