‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 110 sur 276 · Khassely, J i-sU · texte numérisé non relu

Khassely, J i-sU

lenlions, metleh\ et leur donnera ou promettra tant, l’affaire estant expédiée. Ceux-cy font les procureurs d’iceluy, taschent de parler au m\rza en faveur de l’autre ; peut-estre que le en considération de cet homme qui tous les jours grossit sa suite à ses propres dépens, achèvera et terminera l’affaire de ce pauvreh omme.

Ces gens cy font grande despense en valetaille, koulloutchi\ car il n’y a si petit coquin qui ne se vueille donner des officiers aux mesmes noms que ceux du Roy, quoyque de nombre différent et quoyqu’il ne les paye pas par quartier, ny le plus souvent par an, sinon au pied raccourci. Si faut-il toutefois qu’ils vivent eux et leurs femmes et leurs enfants ; ils excroquent là où ils peuvent à la maison de Vaga^ du maistre. Après que l’on a desservi, vous verrez cette troupe famélique se jetter à corps perdu là dessus, et en un instant qu’il ne reste plus à peine que les plats^ lesquels, s’ils n’estoient point de compte, pourroient encor bien passer le pas.

En chevaux, ils ne laissent pas de dépenser encor beaucoup (je parle des grands), car outre les chevaux qui ont chacun leur cavalier, soiiaré^^ ils feront encor mener un ou deux chevaux de laisse appellés icy koiitelle'". La pluspart de leurs chevaux et toutes leurs mules et mulets de selle sont appris à marcher l’amhle, qu’ils appellent Quant aux chevaux de pas,mal-

liers, yahou^\ chevaux entiers, àigeraV, chevaux indomptés comme venant de haras, tcJuiJouk^ , lesquels ils font monter par

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