Nessièh, crédit
peuvent bien se pourvoir ailleurs. De ce mauvais ménage, il arrive qu’ils meurent de faim, fiouchneyi^ et encore ils despensent au centuple.
Les festins se font la nuict; les convives viennent l’aprèsdinée, pessin\ Là le tabak est présent; à chacun qui arrive l’on luy présente son galion : le feu esteint ou le tabak consommé, là sont quantités de garçons, enfants qui servent jusques au soir; ils sont là, dessus leur cul, commes singes à conter des contes borgnes, et ce en chausse et prépoint, car d’abord ils se font tirer leurs chausses en présence l’un de l’autre, se mettent pieds nus, oslent leur caùape, se mettent en arkalou (chemisette), dessauglent leur churguezi pour estre plus à leur aise. L’on apporte le cavé, quelques dragées, nokle“ , dont la paste est pour la plus part de 7iechaaté* [u.m\àou), avec peu de sucre, chekker'\ Le soir venu, comme sur les dix heures, l’on estend une grande toile peinte par le milieu de la place, chacun se coule sur son cul, (car desjà les places conformes à son rang sont prises) s’approche de la nappe; l’on met des pains de papier, lavatche^\ cuicts sur la platine, un chacun devant chaque personne, les salières, 7iemekdon \ deux ou trois; de couteaux, cuillers,