‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 115 sur 276 · Kard · texte numérisé non relu

Kard

kachoi(k\ serviettes, destemol', il n’y en a point. L’on apporte de grands bassins pleins de riz, plan ^ et de viande bouillie, jiakny^ ^ dessus de grandes escuelles creuses de faïence pleines de saugrenées à leur façon, quelquefois quelque rosti, henon'\ des poulets, pigeonnaux il y en a peu, et s’il y en a, ils sont rostis sans estre lardés, les pieds resserrés, ains jeltés çà et là conformement à l’action du feu et du cbarboii sur lequel ils auront été enfumés ou grillés pluslost que rostis.

S’il y aquelqu’un des principaux convives pour lequel, ce semble, aura esté faicte l’assemblée, l’on porte toutes ces menestres devant luy; l’officier, disons escuyer tranchant, pïch kredmet^^ est à genoux assis sur ses talons devant tous ces plats, qui ainsi sont entre le principal convié et luy. Il met là encor une escumouëre, kefrjuir\ et une grande cuiller en croix et reste là en faction pour attendre le signal du combat. Alors le maistre du logis faict ses compliments à son lioste en tendant les deux mains ouvertes comme luy voulant dire, « Mirza, seigneur, tout ceci est en vostre considération; si l’on en donne à tous ces autres convives, ce n’est que par vostre permission, rou/isaf ; commandez que l’on leur partage ; » et ainsi de la teste et par signes et gestes, echaref , ils se complimentent. Alors vous verrez apporter quantité d’escuelles, d’assiettes et des serviteurs debout qui marchent à beaux pieds entreles plats et lamangerie, qui est mise par terre.

Cet escuyer tranchant avec son escumoüere mettra du riz sur une assiette à pleins poings, rompra et deschirera le bouilly,

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