Mehr, don nuptial
peltes et hautbois, dehoi(l\ neplâr-, sourna^. Les femmes, hommes et enfans de la nopce se rendent au logis de la mariée pour l’emmener ainsi solennellement à son espoux, qui l’attend de pied coy à son logis propre. L’on donne à chacune personne un cierge de cire verde pesant d’ordinaire une demilibvre plus ou moins. Une matrone porte le gros cierge nuptial, qui d’ordinaire sera de dix ou douze Ib. pour précéder immédiatement la mariée qui, comme contrainte, ce semble, se fera porter par dessoubs les aisselles à demi par deux autres femmes. Tous les cierges, cJiame'\ sont allumés, et iceux sont de figure ronde, sans aucune cannelure^ le tambour avec les deux trompettes et hautbois vont devant; le peuple se met sur la terrasse ou plate forme de la maison, balubom'', car icy toutes les maisons sont plates par dessus et non point en chevrons brisés, comme en France. Le son de ce tambour icy n’est ni de suisse, ni de diane, ni d’entrée en campagne, nonobstant que sa structure soit comme celle des nostres. Le tambourineur l’ayant pendu à son costéa, danssamain droicle, un petit baston comme une crosse et il frappe sur cette peau bandée, et avec la main gauche, d’un autre petit baston, à chaque coup, comme pour faire le contrecoup, il refrappe contre la peau opposée. Cette batterie avoisine assez au son que font nos pippes en septembre, lorsque les enfants tambourinent dessus. Pour les trompettes, imaginez-vous en Beausse ou en Berri, un berger qui, avec sa trompette de terre crie : aux vaches ! aux vaches! car encor, s’ils approchoient de celles de ces petites villes qui, dans la place publique, précèdent un crieur de dict de par le roy, cela pourroit passer. Ceux cy néantmoins pour ne pas pro-