Qahbèh, «ci
Les femmes suivent immédiatement aussi chacune un cierge à la main ; au milieu d’icelles sera le gros cierge aussi allumé, puis la donzelle soustenue par dessoubs les bras de deux autres femmes, et toutes avec leurs voiles, chader\ de toile blanche.
Arrivés à la porte du marié, si celuy-cy se repent d’avoir achepté marchandise trop chère, il dira n’avoir pas le moïen de païer une si grande dot, mcher^ comme l’on luy a faicl promettre par force et que l’on luy en rabatte une partie ou la moitié. Les pourparlers se font, d’un costé et d’autre ; l’affaire presse, plusieurs despenses se sont desjà faictes; si l’on ne cale un peu la voile, elles seront perdues et l’on pense à sauver le reste : enfin, l’on luy en remet une partie par force. Iceluy après avoir faict tout son possible, ne pouvant plus rien gaigner à ce coup, a encor une autre corde, tchellé^ arc, qui est le talak^, répudiation, comme il sera dit ; il ouvrira la porte, fera ses excuses, paiera ses beaux pères de bourdes, bhoné\ disant : En tel et tel temps je pouvois vous donner tant et tant, mais telles pertes, ?îokson'% me sont arrivées; j’aime mieux promettre peu et tenir beaucoup et ne pas frauder vostre attente.
Tous les conviés entrent, les femmes dans le haram avec la mariée, les hommes dans le divo/i kro7ïé;\es tambours et les hautbois, restent dans la cour et font leur bruit et tintamarre ordinaires ; les kahbé à louage font parmi les hommes à visage descouvert, mille danses, sauts et voltes. Leur façon de danser
est de tenir deux mouchoüers pendants dans les deux mains, les deux bras estendus, tantost s’inclinant sur un costé, tantost sur l’autre, la leste allant à la cadence, et c’est tout à faict