‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 134 sur 276 · Pir 'Aly · texte numérisé non relu

Pir 'Aly

les joignent ensemble appellant Mohammed Ali, Blohammed Alibec, Mohammed Ali kan.

Les noms sont donnés quelquefois par fantaisie du père ou de la mère et aussi le plus souvent par sort, escrivant divers noms qui leur plaisent en de petits billets ou papiers, et en tirant Fun au hazard pour nommer l’enfant.

A leurs esclaves ils donnenldes noms qui valent plus qu’eux : Mirza Kam'^ (Monsieur le gouverneur), Beulctyar^^ (le compagnon des richesses), Ember^ (ambre), Fescih^ (éloquent)^ Kroch kadem" [({wi estdebon pas), (béni), etainsi tels noms qui

sont, comme l’on dit, bimousemme’' (sans fondement). Or. comme tous ces noms se répètent assez souvent, pour distinguer les personnes l’on dira, un tel fils d’un tel, comme Mohammed Alibec veled Ahmed bec, IMohammed Ali bec, fils d’Alimed bec, etc., et ce, dans les contracts de vente et d’acliapt ; pour signer, icy aucun n’use de paraphes ou seings, mais un chacun a son bld, mher^ , faict d’agate, ou de pierre d’azur, de fjiloni'^ , de turquoise, et son nom bien gravé en persien et quelque petite devise de leur dévotion ; et pour buller un papier ou une lettre, ils barbouillent leur cachet d’encre avec le bout du doigt, mouillent avec la langue un peu le papier, puis ils impriment là dessus leur bul ; ainsi l’on en use en toutes les actions de justice, de finances et d’affaires.

Icy le point d’honneur est le lieu du cachet en escrivant des missives, car en escrivant à un égal ou à un moindre, au bout de

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