‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 160 sur 276 · Donloufj, argent destiné à acheter des chausses, solde · texte numérisé non relu

Donloufj, argent destiné à acheter des chausses, solde

d’ici : « C’est moi qui les faict kazelbache'^ », leur ayant rougi la teste de leur sang en une défaicte qu’il fit de ces gens cy, surpris de façon qu’ils ne peurent se battre qu’à la façon des Parllies ou Persiens, c’est-à-dire tirer la flèche en arrière, ce qui veut dire fuir en bon françois.

Ceux-cy ont aussi leurs min bachi, yiiz bachi, etc.

Tuphintchi agaci^ estle maistre des mousquetaires ou gens de pied qui se battent avec le mousquet. Ceux-cy se prennent des villageois et rustaux, qui savent mieux manier une bêche que de se mettre en mousquetaires. Aussi sont-ils mesprisés des deux milices ci-devant déduites, qui se tiennent pour fidalques et ceux-cy de basse caste, et ils les appellent par mespris «/c/ïA chemchir {['h-evhe. pour l’espée), car les deux premiers sont cavaliers n’ayant que l’arc, les flesches et l’espée. Ces derniers sont maladroits ; avant qu’ils se soient mis sur le derrière comme des singes, qu’ils aient dressé une petite fourchette attachée d’ordinaire vers l’extrémité du fust du mousquet, compassé leur mesche, pris leur visée. Ton auroit porté trois fois la balle au lieu où ils veulent l’envoyer.

Lors qu’il est question de quelque entreprise particulière, le roy nomme un serdar^ sur ces trois généraux, comme qui diroit tenant le chef ; cestuy cy n’est pas d’office, mais de commission , car pour le généralissime d’armée il s’appelle

Sepehsalar'\ qui commande absolument à toute la milice. Celuy-cy est par office. Or, pour concevoir l’estât de ces milices, il ne faut rien mesler des communes notions de l’Europe, comme de bataillon quarré, de terrain, d’hommes de grand front, ny moins user de nos termes ordinaires, dressez vos files, prenez vos distances, doublez les rangs, remettez-vous, etc.; il

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