‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 172 sur 276 · Loughat, la lexicographie, «liliJ · texte numérisé non relu

Loughat, la lexicographie, «liliJ

4. Houdousi dounia, le conarnencement, l’apparition du monde, L'j

5. Dounia mouteghayer est, her tchih mouteghayer est, hadis est, pes dounia

hadis est, ^..nl t-.ij >...*^<1

peust se laver de la dernière injure du monde qui est pédant, n’est pas beaucoup envié pour la gloire ains pour le profit.

Là, M. le docteur est assis sur son derrière comme un tailleur, Tescolier est aussi assis, mais sur ses genoux, par respect; il lit deux ou trois lignes du libvre qu’il aura apporté; le docteur luy explique en persien ; celuy-cy recommence, et ainsi alternativement, l’espace de deux tiers d’heure; que l’escolier ne concevant pas la glose d’Orléans, importune trop son docteur, alors il commencera à l’embrouiller d'un long discours, commençant comme l’on dit, à déduire les deux guerres de Troye par un œuf : l’escolierbien advisé doit acquiescer et mentir en disant : « A présent je conçoy fort bien, cela est fort clair. Jenecroypas que en tout le monde l’on puisse mieux expliquer, et si Aristou venoit au monde, il ne pourroit rendre la chose si claire. » Telles et telles sont les paroles de flatterie, \ de ces parasites, kasselis^^ lesquelles, estant mises en leurlangage naturel, auroientune bien autre énergie. Le maistre qui, comme le pescheur, ne cognoit de meilleurs mots que luy dire qu’il a triomphé et s’est surmonté soy mesme, rend le réciproque à son escolier, et ainsi, comme deux asnes, ils se grattent l’un et l’autre. Cependant l’escolier comme le plus rusé, attrappe tousiours quelque chose de solide comme quelques sols, cabayes et habits que ce maistre luy donne de temps en temps de peur de le perdre.

Un escolier ne se contentera pas d’une leçon sur une sorte de science; en un jour, il fera un pot pourri de logique, de physique, de théologie et de grammaire, ainsi que les maistres, qui se croiroient déshonorés s’ils avoient refusé d’enseigner quelconque science que l’on leur demande, quoy qu’il n’en aient jamais entendu parler; baste, que l’escolier lise! Comme il entend la langue et a un peu plus de science et de babil que son escolier,

Page 1