‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 205 sur 276 · S6nciouQ S3.Zj · texte numérisé non relu

S6nciouQ S3.Zj

ainsi il ne leur faut point de feu ni de poésies. Ce que font ces gens icy dextrement sont les yukdon ‘ : sont deux petites cassettes attachées l’une à l’autre par une grande et large peau en deux ou trois doubles, icelle fendue par le milieu ; la selle du cheval passe par là dedans. Les deux caisses sont aux deux flancs du cheval comme collées dessus sans embarrassement, le cavalier deasus, les pieds en l’estrier, et dans ces caisses l’on peust porter bouteilles, mangeries et toute autre chose que l’on a peur qu’elle se feupisse ou se rompe.

5aa/.ya^e^,horologers. Icy, il y a quelques Mores qui, envoyant les horologers Francs, ont appris à monter et démonter les pièces d’un horologe, à y mettre une corde^ et s’ils veulent passer outre, la gaster, car de refendre une roue, des pignons, et de prendre un calibre, ce ne sera pas pour cette année.

Suzaji faiseurs d’aiguilles. Ils les font fort mal, longues, toutes d’une grosseur et de fer seulement tiré à la filière, puis trempé ; la chase est un petit trou rond ou ovale, ne pouvant faire le petit canal dans le trou pour coucher et faire passer le fil. Aussi leurs estoffes de coton ne le demandent pas.

CAiré peze*'^ sont ceux qui font cuire les briques, krïchte '^^ et le piastre, guech^^ qu’ils pulvérisent avec une roue de pierre, de mesme que celle qu’ont nos huiliers. Les krecktemaV sont pauvres gens qui font les matons de terre forte, puis mettent un peu de paille sur le haut pour empescher que, en séchant, elles ne se fendent.

Benna^ sont les maçons qui font les murailles, maisons

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