Samgh
sur ces murailles du talk pulvérisé, et cela semble enfin comme une muraille ou vousle argentée.
Leurs diamaçons sont /a/e', qui portent le mortier dans des bassins de paille doublés de peau, keppé\ sur leur teste.
Maamar^^ architectes, sont les entrepreneurs pour faire le plan elle dessin d’un grand logis. Icy ils ont, selon leur capacité, un peu le craïon pour dessigner ; mais, comme les nostres, de faire voir un grand palais par son iconographie, son orthographie et sa perspective et comme si desjà il esloit capable d’eslre habité, ils ne sçavent ce que c’est, non plus que les raisons d’une vousle plate, qui néantmoins a son centre et par conséquent sa courbeure sous entendue. Aussi les grands logis icy ne sont point comme nos grands édifices modernes; ils n’ont ny les subdivisions de salles et de chambres, ny les antichambres, garderobes, cabinets, galeries, perrons et escaliers simples et doubles, en sorte que, par un mesme perron, l’un descend et l’autre monte sans se rencontrer ; tout cela n’est point de leur gibier. Leurs édifices conformes au pais sont de grands divans, ouverts d’ordinaire aux quatre parties du monde et tout de pied plan, car de second ou troisiesme eslage, ils sont trop terrestres pour s’avoisiner du ciel. Les estables sont tousiours en bas.
Ils font encor de grands talars^ ^ qui sont des lambris de plafond de menuiserie par petits compartimens fort bien travaillés, le tout souslenu par de grandes colonnes ou piliers de bois à pans, faicls avec le rabot d’une égale grosseur : il n’y a point de différence de la base du tronc et de l’entablement, sinon qu’à ce dernier ils attachent diverses pièces de lattes en forme de moulures et corniches, qui debvroient faire un sixiesme ordre de colonnes, la Toscane et l’ionique ne tenant rien de ces compartimens.