‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 211 sur 276 · Houqqah baz, jL 4i · texte numérisé non relu

Houqqah baz, jL 4i

Laobâ joueurs de marionnettes. Ceux cy sont marchands grossiers : ils ont quelques grossières et malotrues figures emmanchées en un picquet qu’ils agitent et remuent selon les diverses postures et occurrences de leurlangaige assez maussadement contrefaict. De sorte que l’an 1659, un éléphant que un Indien promenoit dans le Mciidon eut raison avec sa trompe d’enlever et le marion et les marionnettes, déracinant et picquets et pavillon, et emportant le tout comme feroit un villageois une brassée de chaume; ce qui donna plus de passe-temps, car il n’en cousta rien que le jeu précédent. Ce pauvre misérable, se sentant enlever avec sa boutique comme une araignée avec sa toile, commença à se débattre comme un poisson dans un filet, en telle façon qu’il se coula à terre, puis, de terreur, il gaigna au pied, donnant plus à rire à l’assemblée que n’avoient pas faict ses marionnettes.

Vaes"^, prescheur. Là encor dans la place publique il se trouvera le soir de ces directeurs, lesquels assis dans une chaire, se mettront à prescher de la loy, et à conter quelques fables de leurs saincts, et ce pour ramasser quelques deniers qui ne leur manquent point à la fin, car eux mesmes font le tour de leur audience, la main ouverte pour ramasser ce que leurs auditeurs voudront donner. Ceux cy pour amasser le monde , ne se servent point de timbales comme les précédons, mais ils font leur glaire d’une façon plus modeste.

Kessés'%CQ sont conteurs d’Amadis deGaule. Lesplus éloquens se trouvent dans les kavekroné, qui sont bazars ou grandes chambres publiques ouvertes de tous costés où le peuple un peu plus que de la lie du peuple, va prendre le cavé, se divertir et, comme à un bureau d’adresse, chercher des nouvelles. Là, le

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