Teberdar, qui porte une liaclie, ;lj jZ
riez qu’ils ont une légion de démon» dans le corps qui les faict tempester et crier à tue teste, lanet, lanet, lanet (malédiction)’.
Calandar'^^ ce sont gueux ou quémanders qui font semblant d’avoir quitté le monde et de mespriser ses pompes. Ceux cy particulièrement là où ils voyent des cnisiniers, ac/i/jcsc, des boulangers, namba, des confituriers, kanadi^lk ils se mettent à déclamer des vers, non deleurcreu, mais de quelque libvre qu’ils auront appris par cœur. Leur vestement est le plus grotesque qu’ils peuvent imaginer pour attirer les regards des passans; ils sont couverts de peaux de brebis, sont à demi iiuds, et ont quelques grosses chaisnes de laton pour les ceindre, et quelque espieu en leur main ; ils seront deux s’ils peuvent, qui se respondent en vers dont les pointes d’ordinaire ne sont pas mauvaises. Mais l’on est si ennuyé de ce rompement de teste que le boutiquier, hakkal'\ pour s’en deffaire et les faire avancer et rompre le teste à d’autres, leur donne quelque petite chose de sa boutique.
Doa gou'' sont encor d’autres saincts qui portent comme un petit réchaud en pendance de chaisnes dans lesquel il y a du feu et de l’encens, condour'^. Ils vont encensant les marchandises et les comestibles, le long d’un bazar ou marché; le marchand croyant que cela donnera quelque bénédiction à son débit, luy donnera quelque petite chose. D’autres ont un mouchouër ou une serviette pleine d’herbes odoriférantes ou de fleurs, qu’ils vont départant çà et là encore comme pour teberrouk (chose de bénédiction). Aucuns luy donnent, aucuns non.
Dervich ce sont encor capons de la suite des précédens, qui,