‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 220 sur 276 · Aqil, homme intelligent, JsW · texte numérisé non relu

Aqil, homme intelligent, JsW

(homme d’esprits, ce sera l’interroger s’il ne sçait point de Yelme fjaribé’^ (de ces sciences curieuses). Si icy Cornélius Agrippa et le docteur Faust estoient venus tenir escolesde magie, sseher^, ils n’auroient point manqué de mouridon^ (suivans), pourveu que leurs principaux agens eussent voulu concourir à leurs signes extérieurs et charmes pour mettre en compagnie les oukoul feleldé\

Après tous ces gens cy qui vivent de helal et harom (licite et deffendu), mettons les derniers, qui sont la base et le fondement de tous les estais précédents; sans l’existence, vougoud'% desquels tout s’en va en ruine ; ce sont les

Dehaiï^ (villageois), berziguer’’ (bescheurs), egaedar^ (fermiers). Ces gens cy sont d’un très grand travail, lequel consiste seulement à égaler les terres et à les abreuver d’eau. La manière ordinaire d'égaler les terres procède du grand usage et de la nécessité qu’ils ont de ce faire, affm que venant l’eau, les parties les plus basses estant noyées, les plus hautes ne restent sèches et par conséquent stériles, ce qui est ensemencé venant à périr.

Quant aux pièces de terre qui sont esloignées de l’eau, pour sçavoir si elle y peut arriver de son mouvement naturel, ils se servent d’une géométrie assez grossière et naturelle ; car après avoir nivelé deux plans, ils plantent là deux picquets d’égale hauteur, un cordeau est tendu sur leurs deux extrémités hautes ; lors, sur lecordeau, ils plantent au milieu précisément un bardeau, takté^, ou pltinche de bois divisée en degrés et ils approchent

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