Idjarèbdar, qui tient un bien à loyer, jlj «jUl
'J. Takbtèh, planche, tablette, aik
d’un quart de nouante avec son plomb, en sorte que cette petite planche garde sa situation perpendiculaire à l’horizon. Lors, ils regardent au fdet ou plomb, chagoidi' , s’il bat sur la ligne du milieu ou sur quelle ligne, et de là ils jugent que le lieu de ce picquet est plus bas ou plus haut que l’autre de tant.
Pour faire venir les eaux, les ruisseaux et rivières et ramas d’eau, qui sont en bien petit nombre (car le Royaume de Perse est disetteux à cause de ce deffaut d’eau, autrement à raison de la bonté de la terre ilseroit un paradis terrestre), ils coupent les eaux de bien haut, les forcent et leur font prendre de temps en temps d’autres lits, et des canaux et conduits autres que son naturel, de sorte que une rivière, qui dans nos païs porteroit bateau et feroit tourner d’infinis moulins, par le moïen des chaussées, sedde^^ icy estant saignée en divers endroits avant que d’estre arrivée au lieu de sa descharge et fin, se treuve toute estre de boue dans les terres labourables et particulièrement dans celles où il y a le riz, bringe^, au pied duquel il faut incessamment que l’eau soit; car il se sème et se transplante en bourbier, puis il croist comme cannes et joncs d’estang, et lorsque le grain est assez formé, et qu’il est temps de le faire meurir, l’on luy retranche l’eau et on le met à sec. En peu de temps, il jausnit et se rend propre pour la moisson. A raison de ces eaux amassées là, il y a grand nombre de grenouilles, aspics, serpens et autres insectes, des cousins, mourtché\ à l’infini, qui à peine laissent reposer les habitans à moins que de s’enfermer de toiles ; autrement ils mangeroient un homme tout vif, leur picqueure et morsure estant comme autant de petits poincts de feu, qui, le lendemain, vous font paroistre le corps d’un homme tout ampoulé.