Birindj, ^ j
i. Mourtchèb, petite fourmi, «u-j ^ ; le nom du cousin en persan est Pèchèb,
L’autre moïen d’avoir de l’eau est que par des canaux soubterains, ils iront d’une lieue et plus chercher de l’eau au pied des montagnes, et pour donner de l’air, ils font, de temps en temps, des bouches comme des ouvertures de puits. Là se ramassent des eaux qui en fournissent quelque peu aux villages, déh^. Plus bas que l’orifice de ce grand canal, appellé xz'jkarize^, dans ces eaux sousterraines qui ne voient le soleil que par la bouche de ces puits (supposé sa hauteur sur l’horizon nécessaire], sont des poissons que ces villageois y mettent, qui se nourrissent de vase, lecjem^. Ils sont comme une espèce de barbeau ou de chevenne, car de carpes, de brochets et de tanches, laPerse peust s’en passer. La chair de ce poisson, faute de meilleur, peust passer, mais quant à leurs œufs, il n’y a pas de meilleur vomitif au monde ; si l’on en prenoit en quantité, ils pourroient faire sortir l’âme du corps.
De ces eaux cy chaque terre a sa portion réglée, en quoy ces villageois ont leurs principales querelles, et sur le subject des quelles ils ne laissent pas de jouer ensemble du baston, de la besche, è?7*, de se casser la teste, ce qui est le profit du mïr ab'^ (seigneur de l’eau), qui est un office dont le roy fait présent à quelque affamé, (jouchné^ , pour son entretien. Celui-cyseroit comme un maistre d’eau et non de forest, car icy tout est à sec de bois de haute futaye, si ce n’est en Mazendron, comme nous dirons.
Cet officier cy juge et décide les procès venus à raison de l’eau; il prend de l’un et de l’autre le plus qu’il peut, et ainsi les parties plumées sont conirainctes de s’accorder. Outre ces