V. Abriz, latrines, yp
descharge dans la rue proche la porte de la maison, dans le conduict desquels vous voyez ces escoubilleurs mettre la sonde et retirer avec leurs besches la charge de leurs asnes, et ainsi ils retournent au village mettre ce fumier, koiid^ en terre, que l’année suivante, ils rapportent vendre soubs figure de melons el de herbes, de sorte que, à raison de cette révolution continuelle, vous diriez que c’est icy la métempsycose, tenasoitk\
Pour scieries bleds, ils les coupentjusque par le pied avec des faucilles sans les javeler ou mettre en gerbes, ains ils mettent le tout dans un monceau, embar'^^ dans un lieu du champ qui soit uni et aplani pour le battre. Ils ne se servent souvent pas du fléau pour battre dans une aire à trois ou quatre trézeaux. Ils ont comme un petit chariot là où s’assied le villageois; les roues sur lesquelles il tourne sont quelques vingt ou trente de fer, de demi pied de diamètre. Cet instrument s’appelle choun'^. Une jumentou une mule, les yeux bandés, tire cela, tournanttousiours enrond à l’entour du monceau. Or cetinstrument coupeet concasse la paille, et faisant corlir le grain de l’espi couché, d’un coup en faict deux, car la paille ainsi triturée sert icy au lieu de foin pour les chevaux, et le grain se treuve parmi en son entier. Un cheval ayant ainsi tourné une heure, ils le laissent reposer et manger à mesme le monceau, ce qui sans doute estoit l’an, cienne coustume, car l’Escripture saincté le rapporte en disant: O.ç hovï tritiiranti non alligabis ; commhtuni niiqrna comedent, ce qui paroist en cette façon.
Les vaches sont icelles des dernières que Pharaon vit en songe sortir du Nil, car elles sont maigres au possible. Leurs veaux, à cause qu’ils ne les laissent presque pas teter, n’ont que la peau et les os.