‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 233 sur 276 · Khergouch, lièvre, lapin · texte numérisé non relu

Khergouch, lièvre, lapin

Â'e/Ve/’* (pigeons); ils sont en quantité. Les fuies, boiirge'\ que l’on faict icy pour les ramasser surpassent infiniment celles de nos païs en grandeur, en structure et en dépense de leur fabrique. Là l’on entretient les pigeons sans prendre de pigeonnaux, monklef"^, seulement pour en avoir la fiente, tcholgouzè’", et ce pour fumer les melons. L’on ne donne rien à manger à ces pigeons là qui sont sauvages ; tire dessus qui veut et quiconque le veut est receu à bastir de ces fuies, là où en France, que la police et la raison nous gouvernent, aucun ne le peust faire sans droict de fié, puisque l’on n’est point obligé de recepvoir de servitude que de son seigneur.

Mourgue^ (poule), kourous^ (coq), sont comme dans nos pais.

Ourdak^ (canne), Aa3e®(oye), de mesme, et généralement de tous les oiseaux sauvages que nous avons, il s’en treuve icy, à la réserve des geais, qui ne se voient point, sinon une espèce d’iceluy, qui est tout verd, mais solitaire et qui restera perché un long temps sans se bransler.

Icy, sertché ® (monneaux), mangent et gastent tout et sont en si grandes bandes et si importuns que l’on ne sçauroit les chasser. Ils sont de la couleur des nostres, mais non de leur humeur, nous laissant plus en patience.

Perestok^^ (hirondelles); elles sont de passage, comme en France.

Page 1