‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 234 sur 276 · Perestou, hirondelle · texte numérisé non relu

Perestou, hirondelle

Facté' (turterelles) : les villes en sont pleines, mais d’nne autre espèce que les nostres. Il y en a de grosses et de petites ; les petites sont plus privées et viennent dans les maisons faire leurs petits. Il ne faut que leur pendre un panier ou le fond de la clisse d’une bouteille et elles vous confieront le dépost de leurs amours. Les grosses sont un peu plus sauvages. Leur chant, seda^, est différent de celui des nostres. Vers le printemps, il en vient icy de passage, comme les nostres, leur chant est de mesme, mais il y en a peu et elles s’en retournent incontinent.

Doitrna^ (les grues), sont aussi icy de passage.

Aucuns autres oiseaux sont icy qui ne se voient point en France, mais généralement, ils ne sont point en si grand nombre, à cause qu’il n’y a rien pour les nourrir, et si l’on giboyoit icy comme en France, en moins de deux ans, il faudroit en faire revenir de la graine d’ailleurs.

Kebke* (perdrix). Il s’en trouve de rouges ; il y a encor une autre espèce d’icelle ; leur vol, leur grosseur, leur cheminer, sont semblables, mais non leur chant. Elles n’ont au pied que trois doigts ou ergots ; elles sont dures dans l’excès. Le secret que nos Francs ont trouvé est de les escorcher, et ainsi elles peuvent passer pour des perdrix.

Les lits, diichek^^ matelats, couettes, oreillers, ?iasbalec/ite'% ne se font icy que de laine, ce qui est le meilleur, et de coton aussi, qui, à cause qu’il se feutre, est moins estimé. De Mosquovie l’on apporte de la plume de cygne , taous \ pour ce

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