‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 238 sur 276 · Minarèhi kellèh, tour des têtes, <0s' SjL · texte numérisé non relu

Minarèhi kellèh, tour des têtes, <0s' SjL

qu’elle en est toute composée. Au-dessus une cigoigne, legleg\ vient à son temps y faire ses petits, y ayant là amassé des ronces, iiquen-^ des branchettes, deremne, et des herbes sèches, pour V hastirson gros nid, de sorte qnelà, naturellement, ce que l’artilice faict quelque fois sur le haut de nos hauts édifices , où vous verrez une grosse pomme ou globe de plomb, d’airain et une cigoigne dessus de mesme estoffe, icyau naturel, la pomme est un gros fagot et un monceau d’espines apportés par cet oiseau vivant que vous verrez aux grandes ardeurs du soleil se tenir là debout pour voir de quel costé vient le vent et non pas pour l’enseigner aux bateliers et autres qui en ont besoin.

La campaigne n’est point icy comme dans nos païs une station tranquille et agréable, là où le bourgeois va passer les jours les plus délicieux de sa vie, sçavoir, le printemps, bhaar\ l’esté, l’automne, cherchant la fi’aischeur dans ces lieux ouverts, là où en ville, cheher'', il luy faudroit mourir de chaleur, heraret^, dans ces demeures si resserrées et là où d’ordinaire l’air est tout estouffé. Les erbabe , qui ont des terres à eux envoiront bien, et ce par nécessité, de leurs domestiques au temps de la récolte, dereau, pour l'etirer leur part sans se fier à la conscience, ensaf^, du villageois qui la luy feroit bien courte; et nonobstant encor que luy ou ses gens soient présens avec plus d’yeux que n’en avoil Ai'gus, ils ne laissent pas encor de luy en faire passer, icy le villageois adroict sachant endormir

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