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Hérat, capitale du Khorassan

3. Au lieu de Trava, il faut lire Tabès. Il s’agit dans ce passage de l’expédition de Châh Ismayl contre cette ville occupée par des gens de la tribu turque de Djagatay qui, sous les ordres de Mohammed Khan Guirèh et à l’instigation des émirs turcomans réfugiés dans le Khorassan, se livraient à des actes de brigandage Châl) Ismayl s’en était plaint à la cour d’Hérat et s’était montré fort mécontent de la lettre qui lui avait été remise en réponse à ses observations par l’émir Kemal Eddin Hussein. Au rapport de Hassan BekRoumlou, auteur de la chronique intitulée Ahssan outtewarikh, cette expédition dura sept jours et sept mille Djagatays et Turcomans furent massacrés à Tabès.

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Celluy de qui j'ay translaté une partie de ceste histoire d’ytalien en françois escrivant au duc moderne de Venise, Fan mil cinq cens et huyt, dit que quant il partit de la cité de Alep en Surie, le prince Sophy et son armée estaient à huit journées de Tauris au siégé d’ung fort chastel, lequel seul estoit restant entre les mains des Turcomans. Et met que on povoit estre bien certain qu’il l’eust conquis, attendu le merveilleux nombre et puissance de son armée qui est de quatre cens mille hommes , entre lesquelz il y a cent mille hommes armez et bardez, selon que les marchans dei-renierement venus dudit quartier ont rapporté, lesquelz aussi afferment que ledit Sophy a desjà mesparti entre ses barons et cappitaines toutes les terres du Souldan et aussi celles du Turc.

Disoient oultre plus lesditz marchans en ce tems là, que aprez la conqueste dudit chasteau, le roy Sophy prendroit son chemin devers Bagaded, et par le pays de Mesopothamie, viendroit en lahaulte Arménie et en la basse, ouquel quartier il peult descendre sans contradiction quelconque. Et quant il y seroit venu, estant frontier d’une part au païs du Souldan et du prince Aladolat, et d’aultre part au roy turc, il pourroit dresser son empire quelque part que bon luy sembleroit ou demourer là quelque tems s’il luy plaisoit.

De la gront hayne que le 'prince Sophy porte atix Juifz et aux Turez et aux Sarrazim, et comment il favorise aux chrestiens en toutes ses victoires, et des ambassades par luy envoyées aux princes de chrestienté , et des nouvelles plus fresches de ses emprinses.

Syach Ysmail hayt si tresparfondement les Juifz que partout où il en trouve, il leur faict crever les yeulx et puis les laisse aller. Mais, comme jà dessus est touché, il persécute encores plus les Turez, car de tous ceulx qui tumbent en ses mains, iln’en eschappe pas ung qu’il ne face mourir de male mort, et faict destruire leurs temples et musquettes, et dit que le trenchant de son espée ou simeterre ne cessera jamais de couper et fendre, jusques à ce que il ait mis à fin tous ceulx qui adorent devers midy comme font les Turez et Sarrazins, en lieu que nous chrestiens adorons devers le soleil levant.

Aux chrestiens il se montre benivolent, car il laisse en son entier toutes leurs églises et chappelles sans y toucher par violence. Et maine avecques luy le patriarche arménien et plusieurs prestres et

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religieux teiians noslre foy, dont pour monstrer le graiil désir <[u’il a de destruire et razer de fous en comble la loy machommetisle, il s’est elforcé par plusieurs fois de solliciter les princes chrestiens à ce qu’ilz esmeussent la guerre au Turc du costé d’Europe, et que de la part d’Asie, il ne luy faudroit pas.

L’ung desdilz ambassadeurs de Sopby, venant devers le roy de Hon grie pour ceste matière, fut descouvert et mené à Conslantinoble, et là fut mis en pièces par le commandement du Turc. Les autres qui s’adressoient devers les autres princes de cbreslienté, si comme à l’empereur et au roy, ont esté destourbez par les Veniciens de tirer oultre, comme ce leur a esté reproché bien à certes par Messire Loys Helian ' natif de Verceil en la harengue qu’il fist l’année passée de la part du roy à l’empereur Maximilian. Somme toute, le prince Sopby se monstre tresaffectueux à pourchasser la destruction de la loy de Machommet qui est l’exaltation de la saincte foy catholique. Et de faict, a desja porté merveilleux dommaige au Turc et, pour une journée, occis en plaine bataille XI.X mil Turcz dont estoit chief l’un g des fîlz du turc Pazahit Othuman à présent régnant. Et a ledit Sopby prins la cité d’Arzimine qui est en terre ferme de Turquie, là où s’est fortiffiée par le moyen d’ung prince nommé Aladolat , grand seigneur en Caramanie, lequel luy a donné passaige par ses terres.

Le Turc a bien voulu faire appoinctement avec ledit Sopby, car afbn qu’il le laisse en paix, il luy donnoit tout l’empire de Trapezonde’ avecques deux millions d’or pourveu qu’il retournast en l*erse à tout son armée, ce que Sopby a reffusé disant comme Alexandre à Darius qu’il vouloit avoir tout.

1. « Ludovici Heliani Vercellencis Christianissimi Francorum regis senatoris ac oraloris de bello suscipiendo adversus Venetianos et Turcas oratio Maximiliano Auguste, in conventu præsulum, priricipum, Electorum et eivitalum Romani imperli, dicta in Augusta Vendelica nii idus Aprilis, anno a partu Virginia, millesimo quingenlesimo decimo. Ejusdem Ludovici Heliani venatio leonum : Pontifex maximus, Cæsar Augustus, rex Francorum, rex Aragonum venatores. »

Impressum Auguste Vindelicorum per M. Joannem Othmar, apud Cenobium Sanctæ Ursulæ cis Licum. Anno salutis humane, M. D. X, die xii maii. Voici le passage de la harangue d’Helian auquel Le Maire, de Belges l'ail allusion : « Hic mulla prælereo -de Sophi Persarum rege qui maximum cum Turcis bellum gerit; cujus oratores ad chrislianos principes venienles Veneiiani retrocedere coegerunl. »

2. Le sultan Bayezid avait contié le gouvernement de Trébizonde à son fils Selim, qui fit quelques incursions sur le territoire persan et s’empara de la ville d’Erzindjan.

Cf. dans les Diarii de Marino Sanulo, tome Vil, col. 166, 167. La DeposUioii fala a li maynifici siynori rectori di Cypri per domino Priamo Malipiero, del

Les premières nouvelles manifestées de la renommée dudit prince Sophy furent environ le temps que Monseigneur Philippe, conte de Raveslain, alla en l’isle de Mathelin contre les Turcz qui fut l’an mil cinq cens et ung, et les dernieres sont venues de Messeigneurs de Rhodes, lesquelz par unes lettres escriptes à Candelore dans le goulfre de la Jasse, datées du xxii d’aoust mil cinq cens et dix, ont escript que Sophy avoit planté son siégé devant la cité d’Alep en Surie qui est à trois journées dudict goulfre de la Jasse, non pas trop loing de Hierusalem et que le peuple dudict Alep avoit envoyé demander secours au Souldan, lequel avec ses Mores et Mamelus redoubte fort la puissance dudit Sophy, et qu’il estoit vraysemhlahle que ladicte cité d’Alep ne tiendroit pas longuement contre sa puissance. Oultre plus, le seigneur d’Alep avoit prins aucun ambassadeur Vénitien ’ retournant de devers Sophy et l’avoit envoyé au Souldan qui se tient au grand Caire avec les lettres de Sophy par lesquelles il mandoit à la Seigneurie de Venise qu’elle deust faire une bonne grosse armée par mer pour la jecter devers la coste de Baruth et que de l’autre part, il donneroit sur les terres du Souldan. Ledit Sophy cherche et tache par tous moyens d’accorder les princes chresliens pour destruire les infidèles, si le Pape y vouloit entendre.

magnifico missier Dionisio, novamente venuto del Cogno et Caramania — a di 24 avosto 1507 in Cypri et la lettre adressée de Damas par Zuan Moreslni à son père le 5 mars 1508, col. 526-535.

Ala Eddaulèh est le neuvième prince de ladynastie des Zoul Qadr, qui étaientles chefs d'une tribu lurkornane établie sur le territoire des villes de Mara’ch, Mala- Ihia, Kharpout et Hisn Mansour. Ala Eddaulèh détrôna son frère Chah Boudaq et régna pendant quarante ans. Il perdit la vie dans une bataille qu’il livra à l’eunuque Sinan Pacha, envoyé contre lui par Sultan Selim à son retour de Perse après la victoire de Tchaldiran. Il étaitâgé de quatre-vingt-dix ans. AlaEddaulèh ne donna point de son plein gré passage sur ses terres à Châh Ismayl. Ce prince ravagea en 1507, les provinces soumises à Ala Eddaulèh et rentra en Perse après avoir pris Kharpout et Amid.

1. Un envoyé du Châh revenant d’Europe avait vu à plusieurs reprises, à son passage à Damas, le consul vénitien. Le gouverneur de Birèdjik avait arrêté, aü mois de mai 1511, et fait conduire à Alep un Chypriote nommé Nicolin Surier, venant de Perse et porteur de lettres pour Pietro Zen, consul de Venise à Damas et Tommaso Contarin, consul à Alexandrie, Ces deux agents de la Seigneurie furent arrêtés et menés au Caire. On trouve tous les détails de cet incident dans lesDiarii de M. Sanuto, tome XII, passim. Cf. l’Introduction placée en tête du Voyage de Thénaud. Paris, E. Leroux, 1884, pages lxxx-lxxxiii.

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Dépêches de Pietro Duodo, ambassadeur de la Se'igneurie de Venise près la cour d’Allemagne^ relatives à la mission de Sir Anthony Sherley et de Hussein Aly Bek.

Alli 20, hanno l'alto qui l’eiiLrala li (loi Amb*' di Persia; l’uno

è un Inglese, nominato, perquanto intendo, Antonio Cherle, et è l’Amb'’ principale, et l’altro un Persiano, delto Assan Halevech ; sono con forse vinli, 6 vinticinque persone. S. M‘‘‘, per tanto maggiormente lionorarli, ha fatto montar a cavallo questi cittadini, che potevano essere al numéro di 300, et inviato il maggiordomo maggiore del Regno, con forse lo carrozze, oltre ad un numéro grandissomo di popolo, che andù con loro à piedi fmo alla Stella*, discoslo da due miglia Italiani di qua, dove furono incontrati. Qui nella città piccola poi, nella piazza délia quale sono alloggiati^ dalla porta fino a suo hospitio, era la strada tulta armata de soldat! all’uso di questa natione, in modo che il spettacolo, et per l’incontro et per il concorso è riuscito per ogni parte honorevolissimo. S. M** anch’essa era aile finestre del castello : ma, per esser molto lontana, se ben eminente, haverà potuto gustar del veder la mollitudine in generale, ma non del resto. Non hanno ancor’ havuto audienza. Si dice, che habhiano leltere per tutti li potentat! délia Chistianità, et che vengano per cose di leghe, il che col tempo si saprà. Sono stati 17 mesi in viaggio, undeci de quali hanno consumato in Moscovia^ per haver quel principe posto molle diffîcoltà nel licentiarli. Da Ispahan, dove lasciarono il Rè, partirono alli 24 di Maggio 1599, et per Cassan, Casmin e Gilan vennero à Ruisar su’l mar Caspio nel quale, sendosi imbarcati, hanno havuto grandissime fortune, et sono stati nécessitât! libar moite delle loro robbe. Capitorono poi in Astracan, paese del Duca di Moscovia, et per la Volga vennero fino a Nisnogorod. Quivi montât! in carrozza, et per terra, capitorono prima a Moskua et poi a Suchno, dove di novo imbarcati nella Duina per Colmogvo ^ pervennero a S. Nicolas, porto del Gran Duca di Moscovia nel mare settentrionale, et di quà con le navi poi circondata tutta la costa di Norvegia, calarono, dicono questi suoi, nell’Olanda, di dove per terra poi attraversando

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