Min bachy, ^b
tomans ; un yuzbachi \ cent tomans ; chaque kazelbache qui dix, qui sept, qui douze tomans et par an.
Les officiers du Befter kroné (chambre des comptes) " : un nazer, deux cents tomans; un mestoiiphi el memalek^^ appretteur du bien, six cents tomans; moucheref el memalek\ qui fait les escriptui’es, deux cents tomans ; le daroga ", deux cents tomans. Or, toutes les payes sont supputées au respect du train que l’on voit les officiers garder, pour lequel approchant, il faudroit tant. Nonobstant, l’on peust prendre au rabais toutes ces sommes, car vous ne voyez aucun officier qui ne soit endebté par dessus la teste, espérant tousiours quelque fortune, commission, présent du Roy, qui ne leur manque pas de trois ans en trois ans. Par exemple, un ouvrier, le terme approchant, fera quelque curiosité de son art, qu’il présentera par le moyen de son chef avec une requeste que il est perichon, (pauvre, incommodé)®, et son chef pousse encore à la roüe.Le Roy dira que l’on luy donne; d’ordinaire cet enaum (présent)’, est la paye d’une année entière, de sorte que si leur paye est de dix tomans, cet an ils ont vingt tomans.
Aucuns officiers sont qui ont leur giré^^ c’est-à-dire leur vivre outre leur paye ; l’on leur baille cuit ou cru pour emporter en leur maison, comme ils veulent. Ce gïré contient tant de pain, tant de viande, riz, espice, beurre, poivre, bois, oignon et sel, qui un demi-plat, qui un quart, qui un plat entier. La mesure de ces plats est déterminée, sçavoir : de chaque chose
1. Yuz bachy, j y capitaine commandant une compagnie de cent hommes.