Djirèh
(ant (à proportion, et de tout ce qu’il faut pour faire m\plau\ qui sont les bisques, tourteaux et pastes feuilletées du pais et hors lequel ils ne pensent pas y avoir d’autres mangeries. Car dites-leiir que eu Frankeston l’on ne mange point de plau, incontinent par admiration, fdle d’ignorance, ils diront : a Et que mangent-ils donc en la maison du Roy? »
Sont quantité de chastrés qui ont les offices du dedans, et chacun a ses gages. Les chastrés blancs sont en dehors, c’est-àdire ne sont point dans le haram où sont les femmes, qui ne sont servies que par les chastrés noirs et hideux, puants et vilains, pour rehausser l’esclat de ces belles peintures.
Le Roy aura de femmes, qui à parler proprement ne sont que kaniges (servantes) \ toutefois de la couche du Roy, que trois cents ou quatre cents qui chacune a son doloqiie (paye)^ du Roy pour son entretien d’habits, car pour la bouche cela vient de la cuisine. Chacune a sa chambre; là, si elles font les mauvaises testes, les coups de baston ne leur coustent rien, ayant par dessus elles un daroga (prévost), qui, au commandement du Roy, vous les fricasse d’importance, les couche le ventre sur un coffre, puis leur baille le morion sans bourguigner, à bons coups de levier.
Quelquefois le Roy espousera une femme légitime, comme la fille d’un heglerheguï et luy donnera son douëre ; mais d’ordinaire, ce sera de celle-là qu’il approchera le moins. De ces femmes, six par chaque nuit sont de garde, c’est-à-dire qui viennent coucher en une antichambre proche le lit où dort le Roy.
Chaque kain' qui particulièrement est du costé du Gurgestan, où est le plus beau sang, (car le reste de la Perse est comme