Khaloun ou Qadin
2, Koulfèh, 4â1s', train, cour.
EN l.’AN 1660
incident par les radresses des loys du pais, néantmoins^ celui-cy comme appuyé du Roy, en tirera cuisse ou aile.
La maison du Roy tient un grand circuit. L’apparence du dehors (comme u'estaiRque murailles de terre bouzillées et renduites avec de la terre et paille meslées ensemble), est comme les logis de Reausse, vers Chartres. Au dedans cela est passable ; quantité de divans, talars \ qui sont ouverts de tous les costés, quantité de portes qui servent aussi de fenestres, des tailles de barreaux de bois travaillés par quarreaux et figures bien compassées : d’aucuns d’iceux sont avec du talke, quelques oiseaux et fleurs peints dessus ; d’autres seront avec des louzanges d’ivoire rouge, bleu, verd, venus de Yenize, d’autres tout ouverts. Les meubles ne sont que tapis posés à terre, coissins, quantité de grands mirouërs, çà et là posés et enchâssés dans les murailles qui seront dorées, azurées avec des portraits moresques.
Les services de table sont d’or et d’argent; quantité de grands bassins d’or, de cuivre, des vaisseaux d’or assez mal travaillés, jusques à des civières à bras d’or ou pour le moins couvertes de plaques d’or, de sorte que l’on làict compte de sept ou huit millions d’or que vaudra toute celte poisserie, vaisselle qui est le plus beau vaillant du Roy.
Lorsqu’il vient quelque ambassadeur, eltchï l’on le loge en ville en quelque maison du Roy, car dans la ville, il en a quantité qu’il n’a pas eu la peine de faire bastir, icelles estant restées condamnées au fisc, leurs maistres officiers du Roy, pour avoir tant faict crier la poule en la plumant ou pour quelque querelle d’Allemand que un de leurs émules leur aura suscitée, ayant esté dépouillés en un coup de ce que, à diverses reprises, ils avoient eu bien de la peine à entasser l’un sur l’autre, estant l’ordinaire icy que les sangsues, zeloii'\ après avoir bien tiré le