‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 4 sur 276 · LU · texte numérisé non relu

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Mariage, tandis qu’il ne leur avait adressé la parole qu’une seule fois. Chah Sefy avait reçu des mains de M. de Lalain la lettre écrite par le roi de France ; elle était placée dans un petit coffret sur le couvercle duquel étaient brodées en relief les armes de France et de Navarre. Le Chah ouvrit ce coffret fermé par un simple crochet et se montra fort surpris de trouver une lettre écrite sur une feuille de parchemin de petit format et dépourvue du grand sceau ; elle différait essentiellement de celles qui lui avaient été adressées précédemment par le roi en faveur des Pères Jésuites. « Raphaël, dit-il, je ne reçois pas de lettre ouverte et sans sceau ; prends-la et l’emporte, car je ne crois pas qu’elle vienne d’un grand roi comme le roi de France. » Le Père Raphaël parvint à calmer le mécontentement du Châh, et le premier ministre l’invita à se rendre à son palais avec le gentilhomme qui avait remis la lettre entre les mains du Châh Sefy, afin que l’on pût en faire la traduction. La Roullaye Le Gouz prétendit avoir été convié par l’itimad eddaoulèh et il insista pour accompagner le Père Raphaël et M. de Lalain. Le Père y consentit et fit tous ses efforts pour déterminer l’Itimad eddaoulèh à entrer en pourparlers avec les députés delà Compagnie. Ce fut en vain; le ministre déclara qu’il n’avait pas reçu l’ordre de se mettre en rapport avec eux. Les égards témoignés au Père Raphaël et à M. de Lalain, et le peu de cas que l’on semblait faire de leurs personnes portèrent au plus haut degré l’exaspération des députés du commerce. Ils exhalèrent leur mécontentement dans les termes les plus violents et menacèrent d’écrire au roi qui, selon eux, « ferait voler des têtes pour venger les affronts qui leur étaient faits » . Le Nazir fut chargé de les écouter et de prendre note de leurs demandes. Quand il fallut se rendre chez lui, les délégués refusèrent de s’y pré-

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