Kharadj, Djlzièh
3. L’Imam Djafer essadiq (le véridique), naquit en l’année 83 de l’hégire (702) et mourut dans celle ville en 148 (764). Il était le fils du cinquième imam Mohammed Baqir et de Oumm Ferwah, fille de Mohammed, fils d’Abou Bekr. Sa doctrine fait autorité parmi les musulmans des rites Chiite et Hanbalile. — « Interrogez moi
un des descendants de Mahomed, a laissée, que quiconque des kafers' (infidelles) quitleroit sa loy pour embrasser le mahométisme, que tous les biens généralement de ses parents luy soient donnés. De sorte que, aujourd’liuy, un Arménien mourra laissant du bien ; quelqu’un de ses parents , quoique esloigné de dix générations, se sera faict More par voye de justice, il entrera dans les possessions du defunct par ce seul titre qu’il est gravé de la patte du diable. Cette invention machiavéliste tente beaucoup de personnes de faire un faulx pas, tant pour sauver sou bien que pour accrocher celuy d’autruy; le désir de gaigner un procès, un esprit de vengeance, un mescontentement, sont icy les semences de cette yvraye.
Les juges Mores qui aiment mieux un présent qu’un futur, ont enseigné aux Arméniens de se garantir de ce désastre ; c’est qu’un Arménien, pour garantir son bien à ses enfants de la griffe de ces loups, vendra au kazi mesme ou à quelque affidé tout son bien, tant. On passera le kabalé^ (marché), en la forme ordinaire avec les témoings, bul du kazi, etc, puis cet affidé, par un autre contrat, revend tout le bien aux enfants dudit Arménien et en passe le marché juridiquement. Cet Arménien venant à mourir, ces affamés de Mores nouveaux, gedid el esloiim\ se présentent en qualité de parents pour engloutir cet héritage ; les enfants le paient en papier, le faisant sauter par une contremine. Tout ce procédé qui apporte du profit au juge, s’appelle icy hiié c/ieraiai\ Sur ce procédé, les Osmanlou disent à ces gens cy qu’ils n’ont ’pas la loi de Mohammed, mais celle de Gafer, qui a introduit une telle tyrannie ^
souvent pendant quj je suis au milieu de vous, disait-il à ceux qui venaient le consulter, car apres moi, personne ne pourra vous éclairer. »