‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 53 sur 276 · Douzakh · texte numérisé non relu

Douzakh

mellets ' (différentes religions), leur place est en enfer, mais seulement au jour du jugement l'ouze kiomecr^, ayant bon terme jusques là. Les sonnis leur rendent leur change et du retour, les appelant Raphasi^ Karegi^^ etc., et disent qu’un chiaa en mourant rend par la bouche ce que ses entrailles contenoient, otchak ke boidlerden biricy nier chakik dur ke onun agziaden pok tcheker" . Le subject de leur haine n’est pas, comme aucuns ont voulu dire, les deux explications de ce Coran, l’une spirituelle et anagogique pour ces gens cy, l’autre tout à fait à la parole et à la lettre, mais bien la succession des ganiclniv\ lieutenants du prophète.

La vérité est que Mohammed,, estant proche de sa mort, comme il avoit neuf femmes légitimes, l’une d’icelles appelée Aïché, fille d’Abou Bekre, voyant que Mahommed comme malade ne pouvoit pas assister à la mosquée pour faire la prière publique en teste des peuples qui le suivoient desjà, appellason père Abou Bekre, qui fît pour lors le debvoir et office de Mohammed, et par conséquent, fut investi de la succession du prophète, et cela légitimement, puisque au sçu du prophète, % à qui

Dieu descouvre tout, il a exercé sa charge ; et ainsi les Osmanlou le tiennent pour le successeur immédiat du prophète. Les gens icy disent qu’il est vrai que, par fourbe, il s’alla introduire là, mais que Mahomed par révélation le sçachant, s’en alla le prendre au collet pour le tirer hors d’un lieu où il ne méritoit pas d’estre.

Toutefois, la vérité est que cet Abou Bekre domina les Arabes

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