‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 65 sur 276 · Ruchvet il · texte numérisé non relu

Ruchvet il

leur intention*. Les Turcqs ou veulent qu’Abou Bekre soit le premier, Orner le second, Osman le troisiesme et Ali le quatriesme.

Aucuns de nos faiseurs de relations en poste ont voulu dire que c’est à raison de l’explication spirituelle et matérielle de l’Alcoran que ces deux diverses nations ont suivi chacune son génie. Cela n’est point, car icyen Perse il y a les ^ etlesÆ'w/cma “ : \^%Fokkaha disent qu"il faut croire au pied de la lettre que, en paradis, il y a des femmes, des fruicts et ce grand arbre de touba* dont les fruicts savoureux surpassent infiniment en bonté les nostres; là, que les belles femmes du paradis destinées pour les aoulia (les grands saincts), sont des haourion ® et fjolman'' \ que dans l’enfer est le grand arbre appelé zekhoiin^ ^ qui à chaque branche, porte une infinité de diablotins et des fruicts plus fascheux que laboëtede Pandore, et autres telles resveries. Les docteurs icy sont les explicateurs des cérémonies, prières, purifications et obligations, et ils ne veulent autre chose que le pied de la lettre.

Au contraire, les Eidema, veulent expliquer toutes ces choses mystérieusement, disant l’Alcoran avoir heft perdé'^^

1. La formule de la profession de foi des Chiites consiste en ces mots : « J’at-

teste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah, j’atteste que Mohammed est le prophète de Dieu et Aly le vicaire de Dieu, >> 4tll 411 Ij^ j 41 411 "i ô* ->^1

2. Fouqeha est est le pluriel de faqih 4.iâ mot qui désigne les jurisconsultes, les gens versés dans la connaissance des lois divines.

3. Ouléma, pluriel de lie, sont les savants, les ministres de la loi et de la justice.

4. L’arbre du Thouba, sort des racines du Sidret el munteha, îjju

arbre du lotus qui croit à la limite du paradis. Les branches du Thouba couvrent de leur ombre les pavillons destinés aux bienheureux.

5. Aoulya, Ujl, pluriel de Jj, les saints qui jouissent de la béatitude éternelle.

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