‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 66 sur 276 · Heft perdèh, oj j · texte numérisé non relu

Heft perdèh, oj j

(sept voiles); que le premier est un amuse-mouclie pour retenir le simple peuple en haleine et en son debvoir, ils disent que le paradis ne consiste qu’en lacognoissance des koulliat^ (choses universelles, cognoissance de Dieu), ils ne veulent rien croire que ce que la balance de leur jugement fait trébucher du costé de leur sentiment ; ils veulent partout des démonstrations géométriques pour Tunité d’un Dieu, la création in tempore du monde, le maavedet- (retour des corps à la résurrection) ; chacun en croit autant qu’il en veut en son particulier, mais, en public, il faut qu’il suive le train ordinaire.

Ces deux sortes de personnages icy ne sont point antipathiques ; chacun suit son sentiment. Les eulema estiment les fokaha des asnes et bestes à deux pieds, haivon don pa^ \ les autres estiment ceux-cy des * (athées) ; ce sont divers chemins qui

chacun ont mesme rendez-vous. La croïance de ces gens icy est l’unité de Dieu sans trinité [teslia"), sans compagnon [cherik ôflW'*); et tous ses attributs {Sephaat''), sont ain zaaf^ sa mesme essence.

Ce Dieu a envoyé, jusques à ce dernier Mohammed, qu’ils appellent kratem el nehhi'^ (le dernier et sceau des prophètes), dès le commencement du monde, quatre cent mille prophètes tout juste, pour faire le compte tout droict sans fraction, qui alternativement se sont abrogés l’un l’autre, mensouk^".

Dieu en les envoyant a conformé les signes de leur mission

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