Douzakh
4. Berzakh, Le mot arabe Berzakh a la signiflcatioa de confins, frontières. Il désigne l’espace compris entre les limites de l’enfer et celles du paradis. Ibrahim Haqqy Efendy a donné un plan de l’enfer et du paradis tels que l’imaginent les commentateurs musulmans dans son Ma'arifet namèh. Boulaq, 1255 (1839) f®* 19 et 20. Le purgatoire porte le nom de E'raf,
table Juge déterminera quels sont les kafers et les moumens et il se trouvera qu’ils ont compté sans leur hoste.
Leur obligation pour le jeusne, rouzé\ n’est que d’un mois, qui s’appelle Ramezan, durant lequel ils font comme les hiboux ; ils changent le jour en nuict, mangeant tant qu’elle dure de toutes choses indifférentes, sans abstinence de chair ou de poisson. Le jour, les plus zélés passant le long des riies par hypocrisie se mettront un mouchouër à la bouche, de peur, ce disentils, d’avaler de la poussière, qui les rendroit eftai' (non à jeun )^ Ils ne prennent pas garde à la respiration et expiration qui leur rapporte au dedans tousiours du rafraischissement. Je voudrais qu’ils s’avisassent de cette observance particulière et voulussent seulement un chacun, l’espace d’une heure, observer le jeusne qui serait le plus parfaict, puisqu’il n’entreroit rien dans leur corps. Durant ce temps, il ne leur est pas permis d’aller au bain de jour ni de faire la beste avec leurs zeji^. La marque du temps où le soir, ils pourront commencer à se crever la panse, est lorsque vers l’horizon occidental, il ne paroist plus de rougeur dans l’air ; aucuns disent lorsque l’on ne peusl plus discerner un filet rouge d’avec un blanc. Le matin venu, quelquefois le sommeil les emporte par delà le soleil levé ; alors il faut prendre patience d’avoir perdu par leur faute un repas qui eust fourni à la nécessité de la journée, durant laquelle ils ne peuvent pas mesme se mouiller la langue. De cette rigueur là ils n’en dispenseroieut pas mesme le Roy, qu’ils disent estre obligé à cette règle, nonobstant que pour estre en telle gehenne, il ne puisse terminer les affaires urgentes de son royaume. Aussi d’ordinaire prend-il l’essor à la campagne, en ce temps que la faim assassine si cruellement les habitants et manans des villes et des villages ;