‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 76 sur 276 · Meylèh, caiiav're, iZZjk · texte numérisé non relu

Meylèh, caiiav're, iZZjk

Le vin, cherab, qui esll’un de ces dix negasat, est tellement iieges que si une goutte tomboit dans un puits plein d’eau ; que l’on recomble le puits, que croisse de l’herbe dessus, et qu’un troupeau de moutons passe par là, si l’un d’iceux est cru avoir mangé de celle herbe, tout le troupeau, gellé \ pour grand qu’il soit, est hrtrom, défendu ; et qui mangera de quelqu’une de ces goiispeiide- (brebis), est neges. Voyez quelle précaution !

Cnik'^ (pourceau), est encore l’une de ces dix choses immondes, et la chair en est défendue absolument. Les souris, marlhes aussi sont défendues, car encor qu’icy l’ornement deg justaucorps hourdy'\ soit le semouf" (peau de martre), néantmoins pour faire la prière légitimement, il faut laisser cette pelisse, comme aussi tout vestement qui auroit de l’or ou de l’argent par excès, car pour peu, il ne faut pas y prendre garde de si près.

Tesiiraf, (toutes sortes de portraicts d’hommes et de femmes), sont aussi défendus; toutefois ils s’en dispensent à raison de leur effrénée chehvet\ qui faict que toutes les nudités, postures lascives, que l’on leur pourroit apporter, leur seroit le plus beau présent; les postures d’Arétin icy seroient le continuel object de leurs yeux, car ces Sardanapales n’ont point d’autre pensée que de telles vilenies. Aussi toutes leurs injures et paroles, ne sont parsemées que de telles choses, le dehhour et omhoxtr estant icy les sources d’où sont tirés tous leurs entretiens, pointes et rencontres équivoques. Pour ce subject du negaset, la société avec l’estranger est empeschée comme en nos

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