‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 82 sur 276 · Cbèbi ’yd est, ,^1 xsi · texte numérisé non relu

Cbèbi ’yd est, ,^1 xsi

Aide moubarek hachet'^ (lafeste soit bénie). Chaque porte, issue ou quartier de ville, est déterminé par une ancienne coutume pour la promenade, seb'^^ de ce jour là, où les boutiquiers, vendeurs de fruicts, douceurs et autres belles fripponneries, mais particulièrement tabaquiers, dès le grand matin, se disposent de se tenir sur les avenues. Ces gens cy continuent leurs passe temps tant qu’ils ont un sol en bourse ou du crédit pour l’engaiger, en telle sorte que de l’année à peine peuvent-ils s’acquitter. Ces promenades durent huit jours dans leur ferveur, puis l’espace de quinze ou vingt jours elles vont diminuant à proportion que la force des fonds nécessaires à la dépense leur manque, car icy pour les ouvriers, il n’y a que l’extresme nécessité qui les porte au travail, sans laquelle ils seroient tousiours vagabonds çà et là. Leur dire ordinaire est. Alla Kerim \ Dieu est miséricordieux, Kroda ferverdegar est\ Dieu est le nourricier de tous, tant est grande la confiance de ces gens cy dans la Providence divine.

Kretne\ circoncision : icy ils la font, disant estre le sonnet du prophète. Les petits enfans n’ont point de temps déterminé pour estre circoncis, cela se faictà la volonté des parens, et ce dans la maison propre, là où l’on appelle un dellak^ (razeur de cheveux), qui, sans autre cérémonie, leur coupe un petit bout de la peau qui couvre etc. L’on jette cela d’ordinaire aux poules qui le mangent. Aucunes femmes qui sont stériles, akhin mangent cela soubs espérance de fécondité.

Touchant leurs libvres de religion, le premières! le Kouron,

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